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La Foire de Londres, témoin de l'optimisme anglais

- 18.04.2013

Edition - International - London Book Fair - marché - Europe


De l'avis de beaucoup de visiteurs, la 41e Foire de Londres a tenu ses promesses en termes d'affluence et de rendez-vous littéraires. Mais dans le marasme économique ambiant, les rencontres entre professionnels du livre sont davantage l'occasion de prendre un pouls bien faible des marchés étrangers plus que se réjouir de la variété éditoriale.

 

 

 Ricoeurian (CC BY 2.0)

 

Si la situation ne semble pas concerner particulièrement les éditeurs anglais, ces derniers se font le relais de l'inquiétude de leurs collègues étrangers. Spécialement les professionnels espagnols et italiens dont les marchés sont décrits comme « virtuellement suicidaire » par Jeremy Trevathan de chez Pan MacMillan. De sérieuses préoccupations en terre latine qui font démarrer les discussions sur la mauvaise santé locale plutôt que sur les nouveautés respectives.

 

Si l'impression de « piqué » catastrophique de l'industrie n'a pas quitté les deux pays méridionaux, ça et là le temps est à l'émergence de jeunes pousses. Reste que l'offre tend tout de même à se rétracter en comparaison à ce qu'elle était, explique-t-on chez l'éditeur Plexus. Repli sensible, y compris de certains des plus grands acteurs européens, mais qui laisse dans le même temps plus de place à des maisons d'Europe orientale.

 

Une situation « beaucoup plus diverse » que deux tendances contraires. Et du côté de l'édition anglo-saxonne, les agents littéraires britanniques « personne ne parle de crise ». Preuve est faite avec les 584 stands d'agents tentant de séduire les éditeurs américains pour racheter les droits d'exploitations. Et mettre en selle des jeunes auteurs outre-Atlantique. Si les grands romanciers font vendre, cette foire a montré le potentiel commercial des premiers livres d'anonymes, soutenu par les fameux promoteurs littéraires avec de réelles perspectives pour le marché américain. L'objectif étant de vendre à un éditeur rapidement avant de poser des conditions plus agressives pour l'exploitation étrangère.

 

Et parmi les bonnes nouvelles, rappelons les bons chiffres financiers du secteur indépendant avec des rémunérations - directeurs comme collaborateurs – à la hausse alors même que les ventes ne suivent pas nécessairement les mêmes courbes. Mais aussi un nouveau secteur porteur. Si l'encre numérique a pris sa place, c'est l'autoédition numérique par le biais de services en ligne qui reflète la nouvelle tendance du « Do It Yourself ». A ceci près que la nouvelle génération d'autoédités dispose de plate-formes comme Smashwords ou Kindle Direct Publishing, pour un rendu professionnel.

 

Dans le second hall où s'est déroulée la foire, les acteurs du numériques s'étonnent que des éditeurs papiers déclarent que « la crise du numérique est passée ». Que le grand méchant loup virtuel n'a pas dévoré le papier mais est désormais tenu en laisse pour garder la maison. Certes, une majorité des éditeurs a mis en place un département pour liseuses et tablettes, néanmoins on ose dire du côté des éditeurs numériques que le modèle historique se cantonne à reproduire des livres sur Kindle, à rester rivé sur le modèle d'Amazon ou Apple sans voir plus loin, estime-t-on chez Publishing Technology.

 

 

 

 

 

 




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