La France leader pour les manuels numériques Open Source

Clément Solym - 20.01.2011

Edition - Economie - livres - scolaires - open


Dans un communiqué de presse, l’éditeur indépendant Lelivrescolaire.fr dévoile les résultats d’une étude sur les manuels numériques « open source » (manuels gratuits sur Internet et payant pour leur version papier) en Europe et aux Etats-Unis.

Le verdict : La France est leader sur ce marché mais est rattrapée à grands pas par la Californie.

En France, le pionnier de ce type de ressources est Sesamath, qui détient 15 à 20% du marché des manuels de mathématiques au collège. La version numérique gratuite permet aux élèves de s’exercer en ligne et d’être corrigés par leur professeur. Pour sa part, « lelivrescolaire.com a produit les premiers manuels scolaires d’histoire-géographie et de français (5ème), en open source également »

Le manuel Open source, c’est plus de 25000 exemplaires papier vendus aux collèges français à la rentrée 2011.

Si en France l’arrivée de l’open source est seulement le fruit d’une évolution des marchés, La Californie, quant à elle, a grandement aidé à faire bouger les choses. Dans le contexte de restriction budgétaire, l’état a fait voter une loi en juillet 2009 pour économiser 338 millions de $. Cette loi s’applique aussi aux livres scolaires avec pour idée de ne pas rendre obligatoire l’achat de livres scolaires pour la période 2009/2013.

Dans le même temps, l’état a lancé une opération « Open Source Digital Textbook Initiative » pour proposer des manuels scolaires open source aux établissements scolaires et réduire ainsi les dépenses liées à leur financement. Depuis 2009, les manuels proposés se sont diversifiés et de plus en plus d’acteurs sont rentrés dans l’initiative.

Cette loi a largement favorisé l’essor du manuel numérique open source, si bien que l’éditeur lelivrescolaire.com a décidé de s’installer en Californie pour réaliser un manuel open source de français langue étrangère à destination de l’état californien.

Ces ressources permettent d’enrichir l’enseignement et de propager la connaissance plus rapidement, et ce, à moindres coûts. Alors peut-être serait-il bon que la France reprenne les devants et reste leader sur ce marché…