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La Gazette : une rédaction sur mesure pour les étudiants au Salon du livre de Genève

Nicolas Gary - 26.04.2017

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C’est une spécificité du Salon du livre de Genève, que l’on exporterait bien volontiers : durant la manifestation, les étudiants de l’université de Neuchâtel, inscrits dans le cursus de l’Académie du journalisme et des médias (AJM), réalisent le journal du salon, La Gazette. Avec cette année, un petit plus, une version web, qui accompagne la version print.

 

La Gazette, journal du Salon
ActuaLitté, CC BY SA 2.0
 

 

La Gazette avait accompagné le Salon du livre de Genève dès ses premiers temps, en 1987. Revenue en 2015, à l’initiative de Christophe Passer, cette publication a une double vocation. « D’abord, elle offre une édition quotidienne des différents rendez-vous durant le salon, qui sert de support pour les organisateurs, et de programme informatif pour les visiteurs », explique Chrstophe Passer, rédacteur en chef et journaliste au Matin Dimanche. 

 

Mais les étudiants ne sont pas là pour recopier un programme ni les horaires des dédicaces. « Ils vont à la rencontre des auteurs, des éditeurs, avec une véritable approche journalistique. » Et parfois, l’occasion de croiser une star de l’édition, comme Marc Levy qui fait partie des invités de luxe de Genève cette année. « Pas sûr qu’ils puissent y accéder  », sourit Christophe Passer, « mais c’est le principe en effet : produire un journal avec des entretiens, des reportages, parler des moments forts de la manifestation  ».

 

Et toujours avec une journée d’avance, pour s’assurer que les informations communiquées au public soient raccord avec les événements de la journée, bien entendu. 

 

Les deux rédactions, print et web, cohabitent ainsi dans un espace alloué, et c’est l’effusion d’un authentique média qui se dessine. Tout a commencé mardi, pour s’assurer de la bonne parution de l’édition du mercredi, et les journalistes s’affairent : les sujets majeurs, les incontournables, les tendances. Tout le monde devant un écran, en mouvement continu, pour mettre en exergue durant cinq jours temps forts sur les quelques 3000 animations qui feront le salon.
 

“Les lieux de la critique littéraire ne sont plus hermétiques” (Thierry Guichard)

 

Avec un tirage qui peut aller de 5000 à 7000 exemplaires, le travail ne manque pas, suivant toutefois un chemin de fer bien défini : une grande interview, un papier en double page, et des sujets connexes, le tout sur 16 pages.

 

Une expérience professionnelle inscrite dans la formation
 

Mais l’enjeu pour les étudiants est surtout que ces journées passées au salon sont inscrites dans le cadre de leur formation. L’enseignement que Christophe Passer proposait à Neuchâtel se retrouve ainsi transformé en travaux pratiques, in vivo.

« Auparavant, cette semaine en rédaction était proposée sur la base du volontariat, mais les résultats n’étaient pas probants. Nous avons donc mis en place, avec l’université, une alternative : plutôt que des cours sur le journalisme, c’était l’occasion pour les étudiants de bénéficier d’une expérience qui demande une grande rigueur. Il faut être sur le qui-vive, chaque jour, pour proposer les meilleurs sujets — et par-dessus tout, parvenir à garder le rythme. »


Le travail web se poursuit lui en parallèle, pour assurer une présence sur internet des différents rendez-vous.

Retrouver La Gazette en ligne.

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