La « génération de précaires » veut son mouvement du 22 mars

Clément Solym - 08.03.2012

Edition - Société - services publics - Paris - CGT


Inspirés par le mouvement Génération Précaire, les syndiqués CGT de la Direction des Affaires Culturelles de la ville de Paris lancent un appel pour une manifestation contre la précarisation des non-titulaires, qui vont de CDD en périodes de chômage à durée variable. 

 

La référence est écrasante, mais elle est limpide : les participants à la manifestation du 22 mars prochain espèrent rappeler le bon souvenir de mai 68 en matière de mobilisation générale. Tous seront au rendez-vous devant l'Hôtel de Ville de Paris, à 11 heures 30, pour protester contre une politique de réduction des coûts devenue l'apanage de Bertrand Delanoë.

 


 

Les non-titulaires sont de plus en plus nombreux dans les couloirs de la Direction des Affaires Culturelles (ils seraient actuellement près de 20000, dont une « très large majorité de femmes» note la CGT), ce qui provoque l'inquiétude du syndicat face à une précarisation galopante. Le chiffre de 20 000 précaires (et des 18 000 exclus) concerne d'ailleurs toute la Ville de Paris et pas seulement le secteur culturel.

 

Entre les CDD non renouvelés et les CDI « sans certitude sur leur déroulement de carrière, leur salaire et leurs droits sociaux », les non-titulaires essuient les plâtres d'une administration au budget sur la corde raide.

 

« Malgré la mise en place au niveau national, d'une loi sur la déprécarisation, la Mairie de Paris va en exclure près de... 18 000, soit la quasi-totalité d'entre eux ! » explique la CGT sur son blog, qui appelle à une mobilisation « pour réclamer le maintien en emploi, la requalification des collègues, la conquête de droits nouveaux en salaire, santé... »