À Avignon, Manuel Valls rassure sur le budget de la Culture

Cécile Mazin - 28.07.2015

Edition - Economie - Festival Avignon - Manuel Valls - budget culture


En mai dernier, le Premier ministre Manuel Valls mettait deux pieds dans un joli plat : le Budget de la Culture. « Cela a été une erreur au cours des deux premières années du quinquennat de François Hollande de baisser le budget de la Culture. Cela a été un signe négatif. » La déclaration intervenait à l’occasion d’un colloque sur le droit d’auteur en Europe, nous étions en plein rapport Reda... 

 

Fleur Pellerin Manuel Valls budget Culture Avignon

 

 

Quelques jours plus tard, la ministre de la Culture annonçait fièrement que le budget pour la rue de Valois, à compter de 2015 et jusqu’en 2017, serait « non seulement stabilisé, mais augmenté au cours des prochaines années ». De quoi prolonger l’intervention du Premier ministre, qui avait juré, lors du colloque de Cannes : « Il ne faut jamais donner de mauvais signes, quand on parle de la culture. » 

 

C’est de passage à Avignon, à l’occasion du festival, que Manuel Valls a repris son discours, alors que la question du statut des intermittents avait bousculé la saison 2014. Dans le cadre d’une tournée estivale débutée mi-juillet, le Premier ministre, en présence de Fleur Pellerin, a répété que le budget du ministère augmentera, et de garantir qu’en tant que symbole, la culture serait soutenue, rapporte l’AFP. 

 

« Notre volonté est de continuer à soutenir la culture dans tous ses aspects », affirmait-il. De quoi donner aux intermittents un message positif, et montrer une écoute de la part de Matignon. À Avignon, Fleur Pellerin était également venue assurer la promotion de la manifestation nationale Lire en short, dédiée à la lecture et à destination des jeunes.

 

 

L’intervention n’a pas échappé à Les Républicains, qui taclent illico : « Or, si la ficelle est grosse, le compte n’y est pas. En effet, le secteur culturel a subi depuis deux ans les coupes les plus sombres et les plus arbitraires de l’État (- 6 % entre 2013 et 2015). Jamais, sous la Ve République, un gouvernement n’avait ainsi baissé le budget de la culture. » L’ancien UMP y voit des « effets d’annonces clientélistes », à l’approche « d’échéances électorales nationales ». 

 

C’est qu’on voit loin, chez Les Républicains, puisque les présidentielles ne sont qu’en 2017...