La langue espagnole bien accueillie par les éditeurs américains

Clément Solym - 12.10.2010

Edition - Economie - espagnol - romans - vente


Les Américains ne lisent pas. D'accord. Mais surtout, ils ne lisent pas de livres traduits. RE-d'accord. Alors comment expliquer l'engouement de l'édition d'outre-Atlantique pour les oeuvres suédoises ? Et surtout, au sortir de Francfort, celui pour la littérature de langue espagnole...

Antonia Kerrigan est agent, elle a longtemps représenté des auteurs justement latino-américains, mais cette année, elle n'est pas déçue d'avoir fait le déplacement jusqu'en Allemagne. En effet, elle a placé deux oeuvres chez Simon & Schuster (sa filiale Äôs Atria) et un troisième chez Holt, juste avant la Foire.

Maria Duenas, la romancière d'Antonia a fait un carton. Plein. En Espagne, elle avait vendu durant des mois, en prenant les premières places, avec 500.000 exemplaires écoulés. Une situation qui explique un peu mieux la rapidité et la facilité avec laquelle ont été vendus les titres.


D'autant plus que son dernier, livre, rappelle Publishers Weekly, a été un véritable succès. Les droits pour l'Amérique du Nord avaient même été préemptés avant qu'il ne soit disponible dans les libraires en Espagne.

Un intérêt qu'elle n'explique cependant pas complètement par le succès de librairie pour les autres romans. Mais qui conforte un certain engouement pour la littérature latino, avec l'achat des droits de la romancière mexicaine Sabina Berman, dont le livre a été vendu dans 30 pays, et qui est prévu pour une sortie en 2011 outre Atlantique.

Évidemment, cela ne fait pas une tendance dans l'édition américaine, rajoute l'agent, mais une telle situation relève de l'anecdote toute particulière. Ou alors d'un concours de circonstances particulièrement bien ficelé...