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La lecture de fiction améliorerait les capacités de raisonnement

Julien Helmlinger - 17.06.2013

Edition - International - Lecture - Fiction - Cerveau


Notre rapport à la littérature agit directement sur nos méninges et comportements. Si la lecture d'oeuvres de fiction permet de se distraire, d'améliorer son vocabulaire et son sens de l'orthographe, ces effets positifs évidents ne seraient pas les seuls pour le cerveau. Tel est le sujet d'une récente étude canadienne menée par la psychologue Maja Djikic, épaulée par deux autres chercheurs de l'université de Toronto. Verdict : la consommation de littérature développerait nos capacités de réflexion, de créativité et d'empathie.

 

 

 Comme on fait son livre, on se couche (CC by 2.0)

 

 

Selon les résultats de cette enquête, un lecteur de fiction en deviendrait moins perturbé par les situations ambiguës, le désordre ou les incertitudes. De fait, il gagnerait en termes de prédisposition à la réflexion, comme à la créativité. Tandis qu'une précédente étude menée par deux chercheuses de l'université de Buffalo, en 2011, révélait que les lectures de Harry Potter et Twilight augmenteraient la capacité d'empathie.

 

Si le processus de réflexion du lecteur de fiction est non décisionnel, il diminuerait son besoin de tirer des conclusions, estiment les chercheurs. En outre, il permettrait aux lecteurs de voir le monde à travers les regards des personnages, qui ne pensent pas forcément comme eux, et d'élargir en conséquence leur ouverture d'esprit et leurs facultés sociales.

 

« La recherche actuelle suggère que les livres donnent aux lecteurs plus que la simple occasion de débrancher et de s'immerger dans des mondes fantastiques. Les livres fournissent une nouvelle occasion de connexion sociale et le calme bienheureux que l'on éprouve en faisant partie de quelque chose de plus grand que soi pour un instant précieux, fugitif », affirmaient en 2011 les chercheuses de Buffalo.