La liberté de pensée "unique manière de vivre" de Régine Deforges

Cécile Mazin - 05.04.2014

Edition - Société - Regine Deforge - hommage - romans


Le prochain ouvrage que Régine Deforges devait faire paraître est repoussé par l'éditeur, nous expliquaient hier les éditions La Différence. « Elle nous avait récemment confié la publication de deux romans, le premier, La Bergère d'Ivry, qui devait sortir à la prochaine rentrée littéraire, le second, L'Anneau d'Attila, au début de l'année 2015 », expliquait le président. En effet, le premier était prévu pour ce mois d'avril, mais après le décès de l'auteure, la maison préfère prendre un peu plus de temps. 

 

 


 

 

Au cours de la journée d'hier, les hommages n'ont pas manqué, pour saluer la mémoire de Régine Deforges, décédé d'une crise cardiaque. « Très peu d'hommes et de femmes peuvent, au cours de leur vie, faire bouger « les êtres et les choses ». Régine Deforges l'a fait. Elle s'est battue contre la sottise, la cruauté ordinaire des « honnêtes gens ». Elle a réussi à imposer Eros, le seul dieu à exprimer la force de vie qui traverse les siècles et les millénaires, une flamme sans laquelle le courage s'abandonne à une pulsion de mort », nous expliquait l'éditeur

 

La SCAM a tenu à rendre également hommage, dans un communiqué de presse.

 

Belle, rousse et vivante, elle avait touché à toutes les facettes du monde magique des livres. Elle en avait gravi toutes les marches, jusqu'à devenir l'auteur d'une quarantaine d'ouvrages et connaître la notoriété internationale avec La Bicyclette bleue, traduit en 22 langues.

 

Présidente de la Société des gens de lettres au temps où celle-ci participait à la naissance de la Scam, son nom s'inscrit donc dans la lignée de ses illustres fondateurs, Hugo, Balzac, Zola… pour défendre le droit d'auteur qui permet aux écrivains de vivre de leur plume et nourrir ainsi le monde de leurs créations.

 

L'unanimité des louanges aujourd'hui est un pied de nez à son image sulfureuse ; elles renvoient à leurs bénitiers, les censeurs de tous ordres et donneurs de leçons de morale en tous genres.

 

Sa liberté de pensée n'était pas du militantisme, encore moins de l'anticonformisme, c'était probablement l'unique manière de vivre, d'être, d'exister qu'elle connaisse

 

Régine Deforges, en librairie