La librairie d'Aurillac À L'encre violette passe en appel aux dons

Cécile Mazin - 19.02.2016

Edition - Librairies - Aurillac librairie - financement participatif - découvert banque


La librairie d’Aurillac, À L’encre violette, tenue par Violette Le Clerc, mène actuellement une campagne de financement participatif. Avec encore 31 jours restants, et 92 % de financement atteint, tout devrait bien se passer. Mais cela n’en témoigne pas moins des difficultés rencontrées par les petits établissements : le recours au crowdfunding semble se systématiser. 

 

 

 

S’il n’existe plus que deux établissements dans la ville d’Aurillac, la fermeture d'À L’encre violette aurait un goût amer. Sa directrice a repris la librairie en juillet 2013 avec dans l’ide de « la rajeunir et ramener une autre clientèle dans ce petit lieu à taille humaine et plein de charme ». Et de présenter son projet : 

 

Quand j’ai repris cette librairie en plein centre — ville d’Aurillac, j’ai effectué des travaux de rénovation afin de redonner un petit coup de jeune à ce lieu. J’ai développé de nouveaux rayons (littérature, BDs, cartes, papeterie,...). J’avais ainsi réussi à beaucoup augmenter le chiffre d’affaires. Cependant, la désertification du centre — ville et la baisse du pouvoir d’achat des ménages a considérablement diminué ma trésorerie depuis 1 an, qui était déjà assez fragile... 

 

Mais l’année 2015 fut particulièrement difficile, et l’autorisation de découvert de la banque devient problématique. Elle se lance alors pour obtenir 3000 €, qui lui permettraient simplement de mettre la tête hors de l’eau. Cependant, l’établissement n’est pour autant pas sauvé : pour ce faire, un montant de 5000 € est nécessaire, afin de combler le découvert et repartir sur une base de trésorerie saine. (voir sur Ulule)

 

2 semaines de passées et la barre des 2500 euros est dépassée!!Voilà, deux semaines que le projet a été lancé et 80...

Posté par Librairie A L'encre Violette sur jeudi 18 février 2016

 

 

« Depuis un an, j’essaie de réduire mes frais de livraison, de négocier des remises avec mes fournisseurs, de réduire les petits frais (emballages, pub,...), développer les ventes à l’extérieur (salons, foires aux livres, écoles, lycées....), essayer de développer encore plus mon rayon de cartes et de demander de l’aide et des conseils auprès de LIRA (Association de Libraires en Auvergne) et la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles). Nous ne voulons pas réduire notre offre, ne garder que les titres commerciaux, baisser la remise accordée aux collectivités… » 

À Lyon, la librairie A Titre d’aile était parvenue à se sauver en l’espace d’une quinzaine de jours

 

On pourra également découvrir le reportage de France 3, parti à la rencontre de la libraire.