La Librairie, de Clermont-Ferrand, tente le crowdfunding pour se sauver

Cécile Mazin - 23.06.2016

Edition - Librairies - Clermont-Ferrand librairie - fermeture librairie établissement


Ce n’est pas la première fois qu’un établissement recourt au financement participatif pour se sauver d’une situation délicate. La Librairie, de Clermont-Ferrand, entend, « malgré les vents contraires » maintenir son offre dans la ville. S’il reste encore 10 jours pour prendre part au crowdfunding, que l’on se rassure, la première phase s’est bien passée.

 

 

 

Sauvée, en partie : la Librairie, qui célébrait ses sept ans le 10 janvier dernier, a connu une vague de difficultés depuis plusieurs mois. Installé originellement au 14 de la rue Pascal, l'établissement a dû déménager pour trouver un local dans une artère plus fréquentée de la ville. « Le chiffre d’affaires n’augmentait pas, le stock ne tournait donc pas assez et les traites fournisseurs tombaient chaque mois, jusqu’à ce jour d’août 2012 où elles n’ont plus pu être honorées par la banque », explique-t-on.

 

Aujourd’hui, rue des Gras, la librairie a pu trouver un nouvel emplacement, et le local « trouvé dans l’urgence a le mérite d’être mille fois mieux placé que le précédent, mais il a ses limites aussi : des marches à l’entrée et à l’intérieur, une entrée qui n’est pas directement en prise sur la rue des Gras, un espace tarabiscoté et des vitrines à l’ancienne ». 

 

Et puis, vint un ravalement de façade en janvier 2015, qui met encore un peu plus de pression, rendant les lieux invisibles aux passants. La trésorerie est impactée, et tout se dégrade rapidement. « Vous nous l’avez souvent entendu dire, mais il n’est pas inutile de le rappeler : la librairie est le commerce de détail qui bénéficie des plus petites marges bénéficiaires nettes. »

 

Emprunts en cours, fournisseurs, et rémunération du personnel, tout cela devient critique alors que les travaux de façade sévissent. Raison pour laquelle le financement a été lancé. Un premier palier de 30.000 euros devait permettre de gérer le minimum : rémunération de deux temps pleins au SMIC, animation, développement de partenariats hors les murs. 

 

Désormais atteint, avec près de 38.000 €, l’objectif laisse place au deuxième niveau, pour sortir « la tête de l’eau ».

 

On pourra prendre part à cette opération, à cette adresse. Et consulter la vidéo réalisée par France 3, ci-dessous.

 

 


Clermont-Ferrand : douze jours pour sauver "La Librairie"