La librairie Grangier victime du plan social de Camponovo ?

Clément Solym - 06.12.2012

Edition - Librairies - Grangier - Camponovo - Grenoble


Une phrase de Christophe Fressy, directeur de la librairie Grangier, citée dans un article de Livres Hebdo du 4 décembre, a provoqué une vive réaction de la part des anciens salariés de la librairie Camponovo qui a fermé en septembre dernier. Dans l'article on peut lire que Grangier aurait fermé (avant de rouvrir récemment) « suite aux dommages collatéraux du conflit social de Camponovo. »

 

 

 

Les délégués du personnel de Camponovo ont fait parvenir un communiqué de presse pour exprimer leur indignation suite à ces propos. « CES PROPOS SONT INADMISSIBLES DE LA PART DU DIRECTEUR. La librairie Grangier n'aurait pas existé ni survécu sans Camponovo et nous ne sommes pas responsables de sa fermeture en mai dernier! » 

 

Et d'ajouter : « Rejeter les déboires de Grangier sur "le conflit social" bisontin est plus que lamentable et indigne. Ses propos sont déplacés et mensongers. »

 

Nous avons contacté l'intéressé qui a éclairci le sens de cette phrase, qui aurait été tirée de son contexte. Il a expliqué que Grangier était dépendante de Camponovo, notamment pour la logistique et la comptabilité. Grangier aurait donc pâti des problèmes de Camponovo, conduisant à sa fermeture. Il ne met pas en cause les libraires : il nous a assuré déplorer le « beau gâchis » que constitue la mise au chômage de « quarante super libraires. »

 

En tout cas, la librairie Grangier (à Dijon) a fait peau neuve et a rouvert ses portes le mois dernier. Les libraires de Camponovo sont quant à aux toujours sans emploi et sans nouvelles de l'ancien propriétaire des deux librairies, M. Schaer.