La littérature comme moyen de “faire avec le monde, de réenchanter la vie”

Mimiche - 19.11.2019

Edition - Librairies - machine lire - festival littératures monde - Bordeaux librairie


Du 13 au 24 novembre, l’Association Lettres du Monde organise le 16e Festival des Littératures du Monde avec le soutien de divers partenaires institutionnels de la Région Nouvelle-Aquitaine et le concours de nombreuses librairies dans toute la Région.



Sylvie Germain  - ActuaLitté, CC BY SA 2.0
 

Impossible de citer tous les contributeurs, tant ils sont nombreux, à l’accueil des écrivains venus débattre autour de leurs ouvrages : de la modeste Librairie du Coureau à Marennes (17) jusqu’à l’incontournable Librairie Mollat en passant par nombre de médiathèques, bibliothèques, cinémas ou universités, tous, avec tout le cœur dont savent faire montre les amateurs de livres et de lecture, se sont associés à cette manifestation placée sous le signe de « L’Usage du Monde ».

Près de vingt autrices et auteurs ont ainsi été retenus cette année pour leurs talents à raconter « la manière dont on apprend à faire avec le monde, ou à y vivre ».

Quatre-vingts rencontres sont ainsi proposées pour découvrir ou redécouvrir des autrices et des auteurs et, à travers eux, « la littérature de quinze pays » qui explore « ces usages pluriels du monde [que le lecteur est invité] à expérimenter », mais aussi et surtout qui décline ce message : « la littérature peut nous sauver, nous donner le goût de l’autre, le goût du bonheur ».

Une sélection éclectique d’ouvrages ainsi venus de tous les horizons pour « réenchanter la vie », pour se plonger dans « des histoires d’amour et de luttes, de dignité et de paix reconquises ».
 

Deux parcours et une même force


En ce dimanche matin de novembre froid et humide, ce sont près de quatre-vingts auditeurs attentifs qui sont venus à La Machine à Lire, à Bordeaux, pour écouter parler, en dialogues croisés, de leurs ouvrages respectifs récemment parus, Sylvie Germain (Le Vent reprend ses tours, Albin Michel), et Kaouther Adimi (Les Petits de Décembre, Seuil) dans une conversation animée par Philippe-Jean Catinchi (du Monde).

Pour décrypter les « chants de liberté » de ces enfants d’Alger partant en conflit brutal avec des généraux qui veulent accaparer à leur usage exclusif un espace ouvert de leur quartier jusqu’alors terrain de leurs jeux. Les Petits de Décembre rend compte de la force, de la conviction, de la résistance et du refus de l’injustice que l’enfance préserve avec une volonté indomptable quand les adultes, par prudence, les ont perdus.

Pour « vaincre le désarroi » avec ce jeune homme qui part à la recherche du vieil homme éternel artiste vagabond, qui, alors qu’il était un enfant, lui a appris la poésie et l’amour de l’autre. Accablée de souffrances profondes dans une Roumanie en guerre avec elle-même avant d’être exilé et partout ostracisé, il se révélera capable de conserver cette âme d’enfant permanent, décrite dans Le Vent reprend ses tours.
 

La littérature jeunesse pour
partager un certain idéal


Avec force et conviction, Sylvie Germain et Kaouther Adimi ont tracé le contour des similitudes et des différences de leurs ouvrages tout en s’accordant sur cet esprit de liberté, cette capacité d’enchantement que partagent les enfants et les artistes malgré (ou à cause de) leur vulnérabilité, leur fragilité.

Peu de questions. Quelques dédicaces.

Novembre était soudain moins froid et moins gris en sortant de la Machine à Lire.




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