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La littérature érotique fait grimper les prêts au format numérique

- 21.02.2013

Edition - Bibliothèques - érotique - litterature - prêt


Les lecteurs du sud de l'Angleterre auraient-ils un goût prononcé pour les lectures coquines ? Rien n'est certain, mais le conseil des bibliothèques du Surrey a pu observer des effets bien visibles. De 2011 à 2012, le prêt de livres numériques a bondi de 16.231 à 19.847 unités. Chose à savoir, il ne concerne pas le format .MOBI de Kindle, non supporté par les bibliothèques. Cette hausse notable se retrouve particulièrement les romans érotiques avec 22% d'augmentation sur l'année passée.

 

 

 

Une forte croissance qu'Helyn Clack, membre du cabinet de services du comté, attribue à la généralisation du prêt numérique, mais aussi à la relative discrétion du mode de consommation. Si l'emprunt n'est pas anonyme, l'absence de couverture un brin explicite ou de titre rend le plaisir coupable moins honteux.

 

Un phénomène local fortement marqué

 

« La manière dont les gens empruntent et lisent des livres subit une révolution numérique bousculant autant les bibliothèques que l'édition », explique Clack. Et le passage à l'encre numérique permet de franchir le cap de l'emprunt et de la lecture dans les lieux publics. Dans le Surrey, la tendance a été bien anticipée et le phénomène semble bien ancré : à ce jour, la moitié des personnes qui fréquentent les établissements le font pour des lectures numériques.

 

Déjà l'année dernière, les bibliothèques du comté s'étaient démarquées en devenant un des moteurs de la diffusion par prêt de 50 nuances de Grey. Au point de faire dire à Harry Wallop du Telegraph que le Surrey est désormais la capitale britannique de la fiction érotique. Les chiffres parlent d'eux-mêmes, 20 % des emprunts de la trilogie de James ont eu lieu sur le comté.

 

Le conseil des bibliothèques du comté du Surrey s'est fendu d'une liste des 10 ouvrages du genre les plus empruntés dont Bedded by the Greek Billionaire ou The Lady Confesses. Rien pourtant ne laisse supposer un engouement spécifique des habitants de la région pour le genre. Si ce n'est une densité de millionnaires et de femmes au foyer supérieure à la moyenne nationale.

 

De quoi susciter bien des fantasmes.