La littérature, une arme contre les jihadisme pour l’écrivain Boualem Sansal

Victor De Sepausy - 06.03.2017

Edition - Société - Boualem - Sansal - jihadisme


Auteur du roman 2084, paru en août 2015, l’écrivain algérien Boualem Sansal a confié à l’AFP qu’il trouvait que les artistes ne s’engageaient pas à la mesure de leurs moyens dans la lutte contre le jihadiste. Précisément dans 2084, le romancier mettait en scène l’arrivée de l’islamisme au pouvoir avec un clin d’œil au 1984 de George Orwell pour dénoncer une menace bien réelle.

 

 

Les artistes et les écrivains en particulier possèdent une « parole libre », selon Boualem Sansal, et c’est une force qui pourrait leur permettre de s’engager de façon plus importante dans les problématiques du monde contemporain.

 

Pour autant, Boualem Sansal ne minimise pas le risque de l’engagement, rappelant le nom des écrivains algériens qui ont été assassinés par le Groupe Islamique Armé (GIA) au cours des années 90 en Algérie.

 

Mais, pour Boualem Sansal, il faut prendre la plume et lutter. C’est ce qu’il cherche à faire depuis son entrée en littérature en 1999. Âgé aujourd’hui de 67, il a de son côté déjà publié plusieurs œuvres s’attaquant au djihadisme, ainsi de son premier roman Le serment des barbares qui revenait sur la guerre civile algérienne. 


Pour approfondir

Editeur : Gallimard
Genre :
Total pages :
Traducteur :
ISBN : 9782070149933

2084 ; la fin du monde

de Boualem Sansal(Auteur)

L'Abistan, immense empire, tire son nom du prophète Abi, "délégué" de Yölah sur terre. Son système est fondé sur l'amnésie et la soumission au dieu unique. Toute pensée personnelle est bannie, un système de surveillance omniprésent permet de connaître les idées et les actes déviants. Officiellement, le peuple unanime vit dans le bonheur de la foi sans questions. Le personnage central, Ati, met en doute les certitudes imposées. Il se lance dans une enquête sur l'existence d'un peuple de renégats, qui vit dans des ghettos

J'achète ce livre grand format à 19.50 €