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La lutte contre le coronavirus prime sur les profits : appel aux éditeurs

Antoine Oury - 19.03.2020

Edition - Les maisons - lutte coronavirus - vaccin coronavirus - edition scientifique


Alors que la pandémie causée par le coronavirus force les gouvernements du monde entier à prendre des mesures radicales, la Coalition internationale des consortiums de bibliothèques (ICOLC) appelle les éditeurs scientifiques à privilégier l'avancée de la recherche aux abonnements payants. L'organisation propose ainsi de placer en accès libre « l'ensemble de la littérature scientifique disponible » sur le coronavirus.

Coronavirus
(Daniel Foster, CC BY-NC-SA 2.0)


En temps normal, revues et journaux scientifiques publient des résultats issus de la recherche publique ou privée, que les chercheurs peuvent découvrir par l'intermédiaire des abonnements souscrits par les bibliothèques et autres organismes de recherche. Dans la grande majorité des cas, l'accès à ces articles et résultats s'avère payant, et les coûts pour y accéder ne sont pas négligeables.

Le système de l'édition scientifique fait d'ailleurs l'objet d'un large débat, où les tarifs appliqués par les éditeurs occupent une place importante : à l'heure des réseaux numériques, de nombreux chercheurs et quelques institutions pointent la réduction des coûts qu'il convient de répercuter sur les abonnements.

La situation sanitaire d'un monde en proie au coronavirus rebat évidemment les cartes : plusieurs éditeurs, notamment Elsevier ou Wiley, ont placé leurs articles sur le coronavirus en accès libre, quand des pirates ne s'en sont pas eux-mêmes chargés. La Coalition internationale des consortiums de bibliothèques (ICOLC) demande un passage à la vitesse supérieure.
 

Un accès immédiat à la littérature sur le sujet


L'ICOLC, soutenue par le consortium de bibliothèques universitaires Couperin.org, l'Association des directeurs et personnels de direction des bibliothèques universitaires et de la documentation (ADBU) et l'Association des responsables de l’information scientifique et technique des organismes de recherche français (Eprist), demande l'ouverture des accès aux résultats de la recherche scientifique sur le coronavirus.

« La pandémie de Covid-19 actuelle rend évidente la nécessité de l’ouverture globale des publications, trop souvent soumises à des abonnements payants. La rapidité et la transparence des échanges scientifiques permettront de lutter plus rapidement et plus efficacement contre ce nouveau virus », indiquent les organisations dans un communiqué commun.

Plus encore, d'autres publics doivent pouvoir s'informer de manière directe, afin de lutter contre « les fausses informations sur le virus ».
 
Plusieurs demandes ont été adressées aux éditeurs scientifiques du monde entier ces dernières semaines, notamment l'ouverture des accès ainsi que la possibilité de soumettre les articles aux intelligences artificielles, afin de traiter plus rapidement les données et en extraire de possibles solutions...

Signalons par ailleurs l'initiative de la presse professionnelle française dédiée à la santé, qui propose un accès libre à tous ses articles relatifs au coronavirus.


Commentaires
"Prime les profits", pas prime SUR les profits.



On ne dit pas "primer sur". Dans un magazine sur l'actualité littéraire, c'est important smile
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