La lutte contre le piratage dope les revenus des éditeurs numériques

Julien Helmlinger - 14.01.2013

Edition - International - lutte contre le piratage - livres numériques - revenus


Tandis que le commerce de propriété intellectuelle numérique reste menacé par les pirates du Web, Digimarc Guardian a développé une solution qui permettrait de réduire, à 5 % des cas de litiges, la nécessité pour l'ayant droit d'avoir recours à une action en justice. La maison d'édition d'ebooks indépendante RosettaBooks concocte une étude de cas sur la prévention de la piraterie en partenariat avec Digimarc Guardian. Selon le communiqué de presse, celle-ci sera présentée lors de l'édition 2013 de la Digital Book World Convention.

 

 

 Creative Commons (CC by 2.0)

 

 

Alors que ses précédents efforts juridiques se sont révélés aussi infructueux que coûteux, l'éditeur fait désormais la course aux pirates de son catalogue en mettant en oeuvre, depuis juin 2011, la solution de Digimarc Guardian. Selon les résultats obtenus par la maison d'édition, la méthode se révélerait efficace et aurait contribué à l'accroissement de ses revenus.

 

Yuri Burka, vice-président du développement global de la société, a présenté : « Le programme de Digimarc Guardian met l'accent sur le long terme, des solutions durables à la piraterie numérique. En fournissant des incitations cohérentes aux fournisseurs illicites de contenus numériques, les coûteuses actions en justice ne sont que rarement nécessaires. »

 

Le programme fonctionne de la manière suivante. Après avoir identifié les contenus potentiellement piratés, il cherche à vérifier s'il s'agit d'une violation des droits de propriété. Si le piratage est avéré, le site diffuseur se fait aborder à renfort d'avis de retrait et de lettres d'avertissement.

 

Si après ces premières mesures le site incriminé ne se met pas en conformité, son fournisseur d'hébergement est alors contacté, et le site risque d'être retiré de la liste des moteurs de recherche. Les prestataires de paiement et les réseaux publicitaires sont ensuite informés.

 

Arthur Klebanoff, P.D.G. de RosettaBooks, a déclaré : « Mes recettes, dans les titres qui sont les plus susceptibles d'être piratés, augmentent à une allure significativement plus rapide que mes revenus en général. La mise en oeuvre de la solution offerte par Digimarc Guardian a augmenté considérablement mes revenus. »