L'auteur-hipster et la machine à écrire, une histoire qui dure

Clémence Chouvelon - 25.06.2015

Edition - Société - machine à écrire - hipsters - Etats-Unis


Le mardi 23 juin a été déclaré journée mondiale de la Machine à écrire. Et pour cause, de plus en plus d'amateurs de machines à écrire manuelles sont à la recherche de la machine de leur rêve. Mariage, baby shower ou désir d'embrasser la carrière d'écrivain, la machine à écrire n'est plus has been, ce sont les ordinateurs qui sont trop mainstream

 

 

typewriter
Remi CC BY 2.0

 

 

 

Un certain nombre de librairies indépendantes, de cafés et autres lieux prisés des hipsters ont célébré mardi la journée mondiale de la machine à écrire. Elle marque l’anniversaire du brevet américain pour la fameuse machine à écrire posé par Christopher Latham Sholes, en 1868.

 

Au vu du regain d’intérêt pour les machines à écrire, les gérants d’une librairie indépendante du sud de Tampa, Inkwood Books, ont décidé d’ouvrir une nouvelle entreprise, Tampa Type, qui vend et loue les précieuses machines. La boutique remporte un certain succès. « Avec un ordinateur, je suis distraite par les cinq millions de choses que je peux faire », explique Zhenya Sheynkman, 35 ans, et auteure de comédies et de non-fictions créatives, « avec une machine à écrire, c’est juste moi, et mes écrits. »

 

Après plusieurs tests de différentes machines, elle pourrait bientôt acquérir une Remington Rand, année 1930. Pour acquérir une machine de cet acabit chez Tampa Type, il faut compter, selon les modèles, entre 300 $ et 600 $ et entre 50 $ à 150 $ pour la location. Quant à Jack Knarr, 72 ans, et un ancien journaliste, il possède près de 100 machines à écrire : « J’ai grandi avec une Underwood n° 5. Les machines à écrire font partie de moi. J’aime la sensation des touches et taper une histoire, ou une lettre. »

 

Le charme vintage de l’écriture manuelle, sans outil de correction automatique, ne séduit pas que des auteurs en quête de sérénité. Megan Kemmerer compte louer deux machines à écrire pour son mariage, en janvier. « Ce sera génial de voir des gens taper une citation ou un conseil sur de petites cartes, et après, nous pourrions les garder et les exposer dans une vieille Rolodex [un classeur rotatif pouvant accueillir un carnet d’adresse ou des fiches NdR]. »