La Manufacture de Livres : “Mettre les bons livres dans les mains des lecteurs”

Laure Besnier - 05.01.2018

Edition - Les maisons - Manufacture Livre - Relations Libraires - Marie-Anne Lacoma


La Manufacture de Livres vient de créer un poste de relations libraires qui accueillera Marie-Anne Lacoma, anciennement chargée de cette activité de « surdiffusion » chez les éditions Gallmeister. Ce nouveau métier commence à être bien connu chez les éditeurs, leur permettant de renforcer leurs liens, leur image ainsi que de mieux informer sur leur ligne éditoriale. 

 

crédits Bibliothèque Seyssinet-Pariset



« Il me fallait une Marie-Anne Lacoma » plaisante, avec sérieux, Pierre Fourniaud, fondateur en 2008, de la maison d’édition indépendante La Manufacture des Livres. Ce dernier se réjouit de l’arrivée de la chargée de relations libraires, lui qui travaille seul depuis des années. Des auteurs comme Franck Bouysse ou encore Paul Colize ont fait les succès de la maison d’édition qui publie des romans noirs. 

 

Pierre Fourniaud cherche donc à se développer, à mieux faire connaître sa ligne éditoriale auprès des libraires qui souhaitent mettre en avant la littérature noire française, et qui de plus « idéal » que Marie-Anne Lacoma qui a très largement aidé au « développement des éditions Gallmeister ». Selon lui, la présence en librairie ainsi que la communication avec les libraires sont une priorité que la chargée de relations a réalisée parfaitement chez Gallmeister. 
 

Toucher un plus large public

 

Ainsi, comme le souligne Marie-Anne Lacoma, elle s’occupera de « l’accompagnement commercial et promotionnel de la maison, de réfléchir avec l’éditeur sur l’image de la marque, de travailler avec les libraires qui connaissent un peu la maison d’édition mais qui ont du mal à cerner la ligne éditoriale, de travailler avec les festivals, de faire un travail de communication autour du livre ». L’objectif ? Que La Manufacture touche un plus large public qu’elle ne touche maintenant. 

 

Elle travaillera ainsi avec les représentants, les chefs de vente et surtout les libraires. Il s’agira notamment de « donner des outils de travail autour du livre » : envoyer des services de presse, écrire des communiqués, travailler avec les libraires, les diffuseurs, refondre le site internet, travailler avec une attachée de presse en freelance pour certains titres... 

 

« C’est difficile d’être à la fois éditeur et de vendre des livres. La temporalité est différente. Quand on cumule les casquettes, on peut être freiné par le temps. C’est difficile de se mettre à la fois dans la peau de celui qui travaille sur les projets en amont, puis de se mettre dans la peau de commercial ou de communicant » explique Marie-Anne Lacoma, « Je viens en renfort. » 

 

C’est une des raisons pour lesquelles elle rejoint La Manufacture, après avoir laissé les éditions Gallmeister, qui produisait uniquement de la littérature américaine. Contente d’avoir pu aider au développement de la marque et d’avoir réussi à « en faire quelque chose de super », elle avait aussi envie « de changer de production, de sujet, de me tourner vers autre chose que la littérature américaine exclusive, de travailler avec des gens nouveaux... C’était la fin d’un cycle pour moi. »
 

Mettre le bon livre dans les mains du lecteur

 

En parallèle, on lui parle en très bons termes de La Manufacture de Livres. Elle s’intéresse particulièrement à la littérature noire, qui emprunte aux codes des romans noirs, des polars, des romans d’aventures, des grands romans sociaux, qui s’inspirent parfois de la littérature américaine... En bref, des sujets qu’elle connaît bien. Pour elle, les livres de la Manufacture ont un potentiel qui n’est pas suffisamment exploité et qui n’est pas assez connu du grand public. De solides arguments donc pour rejoindre Pierre Fourniaud. 

 

Marie-Anne Lacoma raconte qu’elle a appris le métier de relation libraires « sur le tas ». De surcroît, « avant, j’étais dans de grosses structures où il n’y avait pas de poste de relations libraires mais une direction commerciale qui répondait aux demandes, gérait les festivals, etc. » 

 

L’existence de son métier, indique-t-elle, « dépend de la maison d’édition et de la conception du métier de libraire. Avoir une vision pyramidale dans laquelle on descend de l’éditeur jusqu’au libraire, ce n’est pas la même chose que si l’on considère que l’on travaille tous ensemble. Mais beaucoup n’ont plus cette vision pyramidale, ce qui est plus simple pour tout le monde. »

 

Finalement, « la relation entre l’éditeur et le libraire c’est le fond de tout, les libraires sont nos partenaires, on travaille pour eux, on a le même métier : mettre les bons livres dans les mains des lecteurs. Pour moi, on fait partie de la même équipe » explique Marie-Anne Lacoma. Elle dit être là pour permettre aux libraires qui s’intéressent aux livres de La Manufacture de faciliter leur travail, de trouver plus facilement le bon interlocuteur, et de mieux cerner la ligne éditoriale et la production. 


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