La Martinière, Volumen, Seuil : un plan social inefficace

Clément Solym - 19.05.2009

Edition - Les maisons - Martinière - Seuil - Volumen


La période est morose est forcément, incite à la « défiance », comme c'est le cas pour les employés de La Martinière groupe, Volumen et Seuil, qui ne voient pas d'un bon oeil les 43 postes qui doivent disparaître dans le cadre du plan social. Ou plus exactement « plan de sauvegarde de l'emploi » ainsi que nommé.

Ce dernier avait de toute manière très mal commencé puisque la direction avait adressé à la presse et aux médias un communiqué pour évoquer un plan de réorganisation, qui avait été dévoilé aux syndicats le jour même comme un plan social.

Depuis 10 h ce matin, un « débrayage de principe » a été décidé : les employés des trois groupes visés tiendront une assemblée générale pour « réaffirmer leur refus de tout licenciement et manifester leur défiance à l’égard de la faiblesse du projet d’entreprise de ce groupe tel qu’il leur a été présenté », rapporte LivresHebdo.

En effet, les 43 postes qui seront supprimés s'accompagnent d'avantages tels que décrits dans une convention datée de 2006 et faisant état d'un mois de salaire par année d'ancienneté, avec un seuil - hum - maximum de 20 mois. La direction peut également y adjoindre une indemnité de 5 mois.


Insuffisant, estime le CE, qui trouve que cette mesure n'assurera pas les nécessaires départs volontaires : pour lui une extension de l'indemnité à 8 mois serait plus intéressante. La grande migration commencera à compter du 20 mai, avec 6 semaines pour se décider. Mais le CE affirme également que des réponses plus précises sur le possible départ du groupe dans le sud de Paris sont attendues.