La mobilisation contre les réformes de Darcos sur fond de violence

Clément Solym - 11.12.2008

Edition - Société - manifestations - réformes - Darcos


Dans un communiqué, l'Union nationale lycéenne appelle à une nouvelle journée de grève le 18 décembre, estimant que le contexte actuel ne laisse aucune autre échappatoire. Réclamant « une nouvelle fois au gouvernement de revenir sur sa réforme du lycée et sur les suppressions de postes dans l'Éducation, au risque de voir apparaître un véritable rapport de force », le syndicat campe donc sur ses positions.

Mais voilà, tout ce barouf d'appels aux manifestations tend à angoisser un brin le gouvernement : non que l'on soit décidé à faire machine arrière, mais les événements qui agitent la Grèce veulent être évités. De sorte que le chef de l'État manifesterait « un souci de prévenir ce genre de situation dans notre pays », rapporte Le Monde.

Les motivations ne sont cependant pas les mêmes, mais on constate un peu partout que les lycéens durcissent le mouvement, et pas qu'au sens de la mobilisation. Jack Lang lui-même n'hésitait pas à avertir le gouvernement que les réformes Darcos pourraient devenir leur Vietnam. On rappellera ainsi qu'à Nîmes, une proviseure avait été agressée alors qu'elle s'opposait aux élèves qui tentaient d'empêcher l'entrée. De même, un lycée a écopé d'une condamnation pour violence sur un policier. Etc.

Des mobilisations considérées comme violentes, et bien que l'UNL « ne cautionne en rien » ces actes, ils sont, pour le syndicat, « la conséquence d'un véritable sentiment de haine envers le mépris du ministre, mais surtout envers sa politique éducative ».

De son côté, le ministre Xavier Darcos souhaite évidemment que cette gronde cesse, et évoquant mensonges et désinformations, il a décidé récemment de s'adresser aux parents d'élèves de 3e dans une lettre pour leur expliquer les tenants et aboutissants de sa réforme. Bien, mais pas top, souligne l'UNL, qui préférerait qu'on s'adresse aussi aux concernés : les lycéens.

Fait étonnant, la région parisienne semble moins touchée par ces événements.