La Nouvelle-Zélande subventionne la traduction de ses auteurs

Clément Solym - 02.10.2010

Edition - Société - nouvelle - zelande - subvention


Pour diffuser ses oeuvres à l'étranger, la Nouvelle-Zélande vient d'annoncer un programme destiné à faciliter la traduction de ses auteurs dans le monde.

Répondant aux questions sur la visibilité de ses écrivains dans le reste du monde, le New Zealand Book Council a estimé que la mise en place d'un programme international pourrait seul promouvoir sa littérature. Ainsi, il a voté la création d'une enveloppe destinée à subventionner la traduction de ses auteurs.

La Sky Tower d'Auckland
La Publishers Association of New Zealand (PANZ) qui pilote ce programme a décidé qu'il contribuerait à la hauteur de 50 % par titre au coût de la traduction, et pour un maximum de 5000 $. Pour Stephen Wainwright, directeur exécutif du Creative New Zealand, cette décision est primordiale pour donner à la littérature du pays une voix dans l'édition mondiale. Et surtout, pour lui trouver un public par-delà les frontières de la langue.

« Nous augmentons nos efforts pour promouvoir la littérature de Nouvelle-Zélande à l'international et c'est là l'une des initiatives de financement qui soutiendra nos meilleurs écrivains pour leur donner une exposition maximale. Les connexions établies avec les éditeurs internationaux aideront à développer le marché mondial pour la littérature du pays ».

Le programme, intitulé Translation Grant Scheme, sera présenté durant la Foire du livre de Francfort la semaine prochaine. Toutes les informations relatives sont disponibles sur le site du PANZ.

En France, un programme similaire a été impulsé par le Centre national du livre, qui a mis en place plusieurs actions pour simplifier le travail des traducteurs, que ce soit vers la langue française ou depuis les oeuvres d'auteurs français (les subventions pour l'intraduction et l'extraduction).

Dans le cas de l'extraduction, cela peut simplifier la vie d'un éditeur français qui cherche à vendre les droits d'un ouvrage à un éditeur étranger, en lui assurant que les frais de traductions seront en partie pris en charge par la subvention.