La pornographie, un nouveau sujet de recherche universitaire

Julien Helmlinger - 04.05.2013

Edition - International - Pornographie - Recherche - Discipline académique


Oh oui... non, plus fort ! On n'arrête pas les coups de reins de la recherche, et c'est ce que nous rappelle une publication destinée à fleurir dés ce printemps. Alors que les Fifty Shades ont déclenché une déferlante de littérature rose l'an passé, le Routledge, une nouvelle revue scientifique, invite les chercheurs à se pencher sur les produits culturels jugés pornographiques. Avec un regard critique, ces experts d'un genre nouveau ne manqueront pas de matière à mettre à nu. Et c'est Julian Barnes qui va être content.

 

 

L'étude de certains classiques peut faire mal  

 

 

Malgré l'engouement pour l'érotisme littéraire, impulsé sans doute par le succès hors norme du Mommy Porn, la pornographie littéraire ne constituera qu'une partie de ce nouveau créneau de la recherche universitaire, qu'entend passer à la loupe le Routlege.

 

Les thèmes abordés dans la revue, toujours en lien avec la pornographie, s'intéresseront aux aspects non seulement culturels et artistiques, mais également sociologiques, criminologiques, technologiques, médiatiques... les champs de recherche ne manqueront pas.

 

L'étude du phénomène porno n'en est qu'à ses balbutiements, paraît-il, et les points de vues souvent très arrêtés ne divergeraient pas moins pour autant. Parmi les commentateurs, l'on grogne à la phallocratisation, ou l'on miaule à la libération des genres, des transgenres et autres subgenres.

 

Un peu moins d'un demi-siècle après les années 1970, les rédacteurs de la publication entendent bien ne pas se laisser inhiber par les anciennes ambivalences. Leur but annoncé est de secouer la recherche universitaire, et mettre à profit le principe d'évaluation par les pairs dans un domaine inexploré par la recherche scientifique.

 

Via The Guardian.