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La réforme des manuels scolaires a préservé l'édition française en 2016

Cécile Mazin - 29.06.2017

Edition - Economie - statistiques édition France - réforme manuels scolaires - chiffre affaire éditeurs


La réforme des programmes scolaires, tant attendue par les éditeurs, a porté ses fruits. En 2016, l’édition française a connu une croissance de 4,25 %, à 2,837 milliards €, largement tirée par l’édition scolaire. Dans le même temps, plus de 435 millions de livres ont été vendus, en croissance de 4,11 %. 


Manuels scolaires
ActuaLitté, CC BY SA 2.0
 

 

C’est qu’en dehors du monde scolaire, l’année 2016 n’a pas été particulièrement bonne. En effet, le chiffre d’affaires global, hors scolaire, est de 2,434 milliards €, en croissance de 0,11 %. 

 

Dans le même temps, ce sont 468 millions € de droits d’auteurs qui ont été versés contre 449 millions € en 2015. Et pourtant, le montant des droits est en légère diminution, passant de 10,5 % à 10,4 % en 2016.

 

Le livre de poche, ce « relais de croissance » se porte bien : en croissance de 8,04 %, il représente 378 millions €, pour 117 millions d’exemplaires vendus. C’est-à-dire 14 % du chiffre d’affaires global et 26,9 % du volume. Bien entendu, plus d’un livre poche sur deux (59,1 %), est littéraire, et 14,6 % relève de la jeunesse.

 

Pour 2016, la production globale de livres est en hausse : « Elle est passée de 95 668 titres produits en 2015 à 103 534 titres en 2016, soit une augmentation de + 8,22 %. » Cependant, on a privilégié les réimpressions aux nouveautés - 56.337 contre 47.197 exemplaires. 

 

Mais où se vendent les livres ? 25,8 % sont réalisées en librairie de 1er niveau, soit un recul de 6,7 %. Même perte de vitesse pour les Grandes surface alimentaires qui perdent 5,1 %. Les librairies de niveau 2 (intégrant internet et « autres ») grimpent de 5,2 % et les GSS se maintiennent avec 28,1 % de parts de marché. 
 

France : qui achète ses livres en librairie ?

 

La littérature reste le secteur majoritaire avec 21,7 % de parts de marché et 586 millions €, suivie par le scolaire, à 404 millions €. Les sciences humaines arrivent ensuite avec 375 millions € et la jeunesse avec 364 millions €. Enfin, les livres pratiques en croissance de 5,5 % passent les 344 millions €. 

 

Le numérique, pour 2016, représente 234 millions €, soit 29,7 % de croissance – largement portée par le secteur universitaire et professionnel. En littérature, conformément au tableau ci-dessous, les revenus restent marginaux.


Aussi, même si le numérique pèse pour 8,65 % du chiffre d’affaires global, « les ventes de livres numériques représentent 4 % des ventes des éditeurs en littérature et ce poids augmente d’année en année ».



Rapport des statistiques de l'édition 2016 :