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La Rentrée littéraire 2018 en chiffres : Amélie Nothomb, spectaculaire

Nicolas Gary - 01.11.2018

Edition - Economie - rentrée littéraire 2018 - économie ventes livres - France rentrée littéraire


À compter de ce 5 novembre, les traditionnels prix de la rentrée littéraire vont s’enchaîner. Le Fémina ouvrira le bal, suivi du polémique Médicis avant que le Goncourt et le Renaudot n’interviennent. Etc. Mais en attendant, voici quelques données sur la période, fournies par le cabinet d’étude GfK.

 

Amélie nothomb de face
Améllie Nothomb - ActuaLitté, CC BY SA 2.0
 

 

Appréhender la rentrée littéraire à travers quelques données chiffrées permet de mieux mesurer combien ce moment est cruciale pour les ventes. En effet, 3,3 millions d’exemplaires de livres ont été vendus en 2017 sur cette période. Elle représente 25 % des ventes de romans contemporains grand format. 

 

Nothomb, Ferrari, Dieudonné, stars de la rentrée
 

En outre, un livre sur trois est acheté pour faire un cadeau à un proche et un achat sur deux est prémédité au titre. À cette heure, les trois meilleures ventes de la rentrée littéraire sont :

 

Les prénoms épicènes, d’Amélie Nohtomb (Albin Michel - 88.608 exemplaires)

À son image, de Jérome Ferrari (Actes Sud - 42.712 exemplaires)

La vraie vie, d’Adeline Dieudonné (L’iconoclaste - 42.619 exemplaires)

 

Notons que dans le classement que ActuaLitté produit chaque semaine avec Babelio, le roman d’Adeline Dieudonné figure depuis deux mois désormais comme l’un des titres qui fait le plus parler chez les lecteurs.

 

C’est le roman d’Alain Mabanckou, Les cigognes sont immortelles qui prend la dixième position dans le top 10 qu’établit GfK. Paru chez Seuil, le livre a réalisé 15.070 ventes. 

 

En décembre, tout bouge
 

Reste que la rentrée littéraire, pour effrayante qu’elle soit en terme de production, représente 82 % des ventes réalisées pour un ouvrage qui sort durant cette période.

Plus intéressant encore, c’est en décembre que les ventes dudit roman sont les plus importantes : 27,3 % des exemplaires achetés le sont durant le dernier mois de l’année – contre 17,3 % en novembre ou 16,3 % en septembre.

 

En revanche, c’est l’hécatombe dès le mois de janvier, où ses ventes retomberont à 6,5 %, avant de se dégrader plus encore. 
 

Les prix littéraires, l'enjeu crucial

 

Quant aux prix littéraires, certes, on en compte beaucoup, voire trop en France. Et tous n’ont pas une même importance en termes d'impact. Pour les ouvrages primés l’an passé, l’obtention d’un prix montre cependant un double effet : d’abord, lors de l’obtention, avec un premier pic de ventes et un second effet kiss cool, lors du mois de décembre. 

 

Le plus significatif fut certainement le prix Renaudot 2017, décerné à La disparition de Josef Mengele, d’Olivier Guez (Grasset). Le livre s’établit à 21.310 lors de l’annonce du prix, et grimpa à 45.919 ventes au cours du mois de décembre.  

 

Mais incontestablement, c’est le Goncourt qui frappe le plus fort. Entre 2013 et 2017, le prix génère 407.000 ventes contre 337.000 pour le Goncourt des lycéens. Le Renaudot entraîne tout de même 257.000 ventes et le prix de l’Académie française, 120.000 ventes – cette année attribué à Camille Pascal, pour L’été des quatre rois (Plon).
 

Oui, mais...
 

Quelques nuances sont cependant à apporter. Si l’on se réfère aux éléments fournis par GfK, dans son étude portant sur l'année 2016, on constate un recul des ventes. En effet, 3,4 millions d’exemplaires avaient été achetés, représentant un ouvrage sur cinq. 

 

Il y a pourtant des choses qui ne changent pas : Amélie Nothomb, en 2017, était déjà la star des librairies. Au 15 octobre 2017, elle accumulait 112.500 ventes avec Frappe-toi le cœur (Albin Michel). Cependant, le mois de décembre était moins porteur : il représentait 25,2 % des ventes dans la vie d’un roman.

Par ailleurs, le prix Goncourt, examiné sur la période 2012-2016, avait diminué pour se fixer à 398.100 exemplaires, quand le Goncourt des lycéens, lui, affichait 443.100 exemplaires.



L'étude 2018 est ici disponible dans son intégralité :

 

Retrouver notre dossier Rentrée littéraire 2018 : les fashion weeks du libraire




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