La réorganisation du ministère de la Culture actée : la DGMIC revue et corrigée

Antoine Oury - 20.01.2020

Edition - Société - ministere culture organisation - DGMIC suppression - franck riester culture


Les craintes de l'interprofession du livre étaient fondées, au moins en partie : le ministère de la Culture a bel et bien ouvert le chantier d'une réorganisation de ses services, et notamment de la DGMIC. La direction générale des médias et des industries culturelles est ainsi revue et corrigée par l'arrêté du 13 janvier 2020, publié au Journal officiel le 18 janvier dernier.

Ministère de la Culture
(photo d'illustration, ActuaLitté, CC BY SA 2.0)


Un décret du 24 juillet 2019, pris par le président de la République sur un rapport du Premier ministre, avait donné le ton : les ministres, à partir d'un rapport du secrétaire général, étaient invités à identifier les évolutions à apporter à ses services. Il s'agissait alors de « faciliter son adaptation à la conduite de projets et de supprimer les fonctions redondantes », afin de, pour le dire simplement, faire de la place dans les ministères et réduire les dépenses.

Une grande liberté d'organisation était laissée à chaque administration, mais qui ne devait pas « s'accompagner d'une augmentation du nombre total des emplois d'encadrement de direction (chef de service, sous-directeur, expert de haut niveau, directeur de projet) et devra conduire à une baisse des effectifs totaux en administration centrale, qui devra être documentée dans le budget 2020-22 », indiquait une circulaire du 5 juin 2019.

Le ministère de la Culture a donc rendu sa copie, détaillée, en ce qui concerne la DGMIC, dans un arrêté du 13 janvier : on apprend ainsi que le département des affaires financières et générales y est complètement supprimé. Il assurait « une mission d'organisation et de coordination du fonctionnement de la direction générale et assure la gestion des moyens humains, logistiques et budgétaires affectés à la direction générale, en liaison avec le secrétariat général ».

Le service du livre et de la lecture, qui préoccupait logiquement l'interprofession du livre, sera pour sa part totalement réorganisé. Si les missions restent similaires, les départements, à savoir département des bibliothèques, département de l'économie du livre et département des ressources et de l'action territoriale sont supprimés, ainsi que leurs bureaux. Pour répparaitre sous une autre forme, dans une nouvelle organisation, a priori.
 
Le Service des médias et la sous-direction du développement de l'économie culturelle sont eux aussi concernés par la réorganisation, tout comme la délégation générale à la langue française et aux langues de France, qui voit toute son organisation supprimée, en attente d'une nouvelle proposition.

Si les craintes de l'interprofession du livre quant à la suppression du Service du livre et de la lecture semblent écartées, il ne fait aucun doute que la nouvelle organisation des services du ministère reste très attendue. Parmi les hypothèses évoquées, l'apparition de trois directions : une branche Économie du livre, une autre liée à la lecture publique, baptisée Direction de l’émancipation culturelle, et une dernière tournée vers le volet patrimonial, qui ciblerait surtout la Bibliothèque nationale de France. Réponse, prochainement, au Journal officiel, ou dans une communication à venir de Franck Riester...


Commentaires
Il vaut mieux éviter les risques de méprise et d'émotion mal informée.

Les arrêtés relatifs à l'organisation de l'administration centrale du ministère de la culture ont été revus pour tenir compte des dispositions du décret n° 87-389, relatif à l'organisation des services d'administration centrale.

L'article 3 de ce décret dispose que : "L'organisation des directions générales, directions et services des administrations centrales en sous-directions est fixée par un arrêté du ministre concerné."

Il signifie donc que les départements, comme toute forme de subdivision autre que les sous-directions, n'ont pas leur place dans les arrêtés d'organisation.

Les structures concernées n'ont pas disparu mais elles ont été rendues invisibles, ce qui ne va pas faciliter la lisibilité de l'administration par le citoyen.

Il est probable (mais combien de temps cela va-t-il prendre ?) que les directeurs généraux prendront des décisions portant organisation de leur périmètre qui rendront à nouveau visibles les structures à présent dissimulées.
supprimer avant d'avoir mis en place quelque chose d'autre c'est s'attendre à faire du provisoire qui dure et va durer longtemps. Si le ministère de la culture n'était pas dans la constitution on serait pas surpris qu'il soit supprimé purement et simplement. la démocrature est en place et place nette sera faite de tout ce qui aura été son action depuis 70 ans.!
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