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La réponse de Luc Chatel à l'étude de l'OCDE

Clément Solym - 15.09.2011

Edition - Société - enseignants - salaire - chatel


Au ministère de l’Education nationale, il va de soi que l’on n’est pas vraiment d’accord avec la dernière étude produite par l’OCDE qui épingle la France à tous les niveaux, de l’efficacité de son système éducatif au salaire de ses enseignants. Et Luc Chatel a rapidement réagi en sortant sa petite calculette afin de rentrer dans l’infâme guerre des chiffres.

Selon le ministre, l’étude produite par l’OCDE ne prend pas en compte les particularités du traitement accordé aux enseignants en France. Ainsi, l’étude n'intègre pas primes et autres heures supplémentaires. Et, sachant qu’en moyenne, les primes représentent 6% de la rémunération totale tandis que les enseignants font une moyenne de 1,3 heure supplémentaire, soit 7 % de hausse salariale, il y a près de 14 % du salaire des profs qui ne sont pas comptabilisés par l’étude.


La réponse de Luc Chatel reste cependant limite quant à sa validité réelle. Il faudrait alors compter ces mêmes primes et autres heures supplémentaires pour l’évaluation des salaires dans les autres pays. Voici encore des chiffres qui, un peu observés, ne riment à rien.

Le ministre se cache également derrière la revalorisation du traitement accordé aux enseignants débutants. Mais, si cette mesure a été significative pour les plus jeunes (avec des hausses dépassant les 150 € mensuels), elle n’a touché que 170 000 enseignants, soit à peine 20 % de l’effectif total.

Une réflexion de grande ampleur s’impose donc pour proposer des solutions nouvelles afin d’offrir aux élèves un encadrement de qualité. Et, avec des rémunérations qui se situent bien en-deçà du privé, les concours ont de plus en plus de mal à faire le plein, en témoigne le nombre de postes non pourvus lors de la dernière campagne de recrutement.