House of Cards : "Francis Urquhart me donne des frissons" (Frank Underwood)

La rédaction - 30.03.2015

Edition - Les maisons - Frank Underwood - House of Cards


L'image de Francis Joseph Underwood, alias Frank Underwood, plane sur la Maison Blanche. Le président des Etats-Unis s'est hissé au plus haut du pouvoir américain, à force de ruses et de stratagèmes politiques, autant que machiavéliques. Dans les sphères politiques, si les comportements parfois se ressemblent, les hommes, eux, sont bien différents.

 

 

 

Le grand public a découvert Francis Underwood dans la série House of Cards, diffusée sur Netflix. Parti du Sénat, il est devenu président des États-Unis. En Gande-Bretagne, Francis Urquhart était déjà le personnage central d'une trilogie, House of Cards, signée de Michael Dobbs. 

 

En 1989, se lancer dans l'écriture aurait pu être un point de non-retour, pour ce journaliste spécialiste des questions politiques. « J'ai cru que j'allais ruiner tous mes contacts, que les portes se fermeraient, ou me claqueraient au nez : “Comment osez-vous !”... Qu'il était stupide de penser cela ! Les hommes politiques adorent être dans le show-business », explique Dobbs. 

 

Après un premier tome de House of Cards, racontant l'ascension de Urquhart au Royaume-Uni, le deuxième volume, Echec au roi vient de sortir aux éditions Bragelonne. 

 

Frank contre Francis : machia-duel

 

« On m'a dit qu'un certain Francis Urquhart s'était lancé en politique, au Royaume-Uni, et qu'un écrivain, Michael Dobbs, avait entamé le récit de son ascension. Alors, j'ai pris soin de me pencher sur cet homme, dont on m'a assuré qu'il était plus malin que moi... », explique Francis Underwood.

 

Homme le plus puissant du monde occidental, il ajoute : « J'ai constaté qu'il était plus fin, moins dépendant de sa femme que je ne pouvais l'être. Pour devenir Premier ministre du Royaume-Uni, j'imagine que l'on a moins besoin d'une présence féminine à ses côtés. Et puis, si l'on me traite de manipulateur, je voudrais bien savoir ce que l'on peut dire de lui ? Cynique ? Machiavélique ? Cet homme me donne des frissons ! »

 

Il est certain que Francis Urquhart n'a plus besoin de démontrer qu'il est efficace et compétent : pour parvenir à ses fins, tous les moyens sont bons. Les pires y compris. « La loyauté est le vice des classes inférieures. J'espère bien être au-dessus de ça », lâche Urquhart. 

 

Et quand on lui parle des élections démocratiques, il estime qu'elles ne servent qu'à « opérer un tri pour éliminer les demeurés. Elles n'y parviennent pas toujours. Pour sa part, la monarchie héréditaire ne se donne même pas la peine d'essayer ». La quête du pouvoir est une route bien longue : « Mieux vaut une mauvaise réputation que l'oubli pur et simple. Je n'ai aucune intention d'être oublié, et que m'importe d'être pardonné ? »

 

 

 

House of Cards, Tome 2 : Echec au roi

Fraîchement élu Premier Ministre, Francis Urquhart doit se mesurer à un adversaire de taille : le souverain britannique lui-même, dont l'idéalisme naïf pourrait bien lui coûter cher. Urquhart menace alors de révéler les secrets intimes de la famille royale. Tous les coups sont permis, et la discorde ne tarde pas à dégénérer en guerre ouverte : sondages manipulés, gros titres à la limite de la diffamation et scandales sexuels retentissants. 

 

House of Cards, Échec au roi, est publié chez Bragelonne, traduit par Frédéric Le Berre. Et d'ores et déjà disponible en librairie.

 

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En collaboration avec les Editions Bragelonne