La sextape en bibliothèque : succès ou ennuis assurés

Nicolas Gary - 11.03.2015

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Mais que se passe-t-il dans la tête des femmes ? Et comment la bibliothèque, publique ou universitaire, peut-elle inciter à la réalisation de films érotico-pornographiques, confortablement installée à une table de lecture, sinon de travail ? Deux récentes arrestations montrent que la tendance a tout de même le vent en poupe...

 

 

 

 

Une jeune femme dans l'Ontario, qui avait réalisé plus d'une cinquantaine de ces vidéos dans deux succursales de la bibliothèque publique de Windsor, s'est dernièrement fait tirer l'oreille. Alexandria Morra, alias Alexa, âgée de 21 ans, enregistrait ses propres séances de masturbation avec ou sans sex-toys, dans les établissements.

 

Mais la mode avait été lancée avec une certaine Kendra Sunderland, arrêtée par la police d'État de l'Oregon, pour avoir fait de même dans la bibliothèque universitaire de l'OSU's Valley, à Corvalis. Téléchargée sur le site Pornhub, la vidéo avait été vue plusieurs dizaines de milliers de fois...

 

Le cas de Kendra s'est fini devant la justice, alors qu'on s'arrache désormais la présence de cette jeune femme dans les médias. Après avoir posé pour Penthouse, la jeune étudiante de 19 ans est devenue l'égérie des réseaux. Et histoire d'entretenir l'enthousiasme, le magazine a diffusé une vidéo réalisée à l'occasion du shooting.

 

L'étape suivante ne s'est pas fait attendre : Kendra a posé pour Playboy... Depuis, elle s'est baptisée Librarian Girl sur Twitter. 

 

 

 

 

Alexandria, accusée d'atteinte à la pudeur, avait commencé son petit manège en novembre 2014. Elle pratiquait sans pudeur, uniquement avec son ordinateur portable et la caméra embarquée, ses séances de détente, alors que les usagers, parfois accompagnés d'enfants, passaient juste à côté. 

 

Renommée Lilsecrett sur les réseaux, Alexandria cherchait manifestement à monétiser ses filmographies amateur. La demande serait forte, sur le net, de petits films réalisés dans des espaces publics. L'appât du gain est primordial, et motivait manifestement l'intéressée. Et les spectateurs, peuvent en direct, interagir avec les actrices amatrices. 

 

Le cas d'Alexandria est cependant bien plus coupable, aux yeux des autorités, que celui de Kendra : l'une s'amusait à défier l'ordre public, l'autre commercialisait ses prestations – entretenait le mythe de la jeune et sexy bibliothécaire. Alors qu'en réalité, on parle bien de pornographie, en public. (via Library Journal)

 

Devant la justice, Alexandria a décidé de plaider non coupable, des accusations qui pèsent sur elles. Elle réfute avoir commis des actes indécents, selon son avocat, Patrick Ducharme (sic !). L'avocat a également assuré qu'elle ne communiquerait rien à la presse, tout en se montrant extrêmement coopérative avec les forces de police. 

 

Alexandria a été libérée sous caution, jusqu'au 15 avril, date de sa comparution. Elle encourt une peine de prison de deux années maximum, qui serait réduite à un délai de six mois si elle plaidait coupable.