La situation du libraire Borders s'aggrave

Clément Solym - 22.02.2011

Edition - Economie - borders - librairies - faillite


La banqueroute de Borders se propage comme une traînée de poudre à travers le territoire étatsunien. Et les mauvaises nouvelles n'en finissent pas de pleuvoir, encore, et encore, et encore...

Alors que la chaîne de librairies fait face à plus d'un milliard de dettes, et s'est placée sous la loi de protection des entreprises, nous apprenions dans un premier temps que 200 boutiques étaient menacées de fermeture. Il semble, selon les informations de Publishers Weekly, que 75 de plus sont concernées.


L'effort de réorganisation destiné à stopper l'hémorragie se heurte également au scepticisme des éditeurs, qui, largement échaudés par les retards de paiement, vont être difficiles à reconquérir, et plus encore si les 75 boutiques supplémentaires sont confirmées.

Et mon loyer ?

D'ailleurs, les éditeurs ne sont pas les seuls concernés : si les distributeurs font également partie des acteurs frappés par cette faillite et les retards de paiements, ce sont aussi les propriétaires des murs où les magasins Borders louaient un espace, qui pourraient ne pas voir arriver leur loyer avant un bon moment.

Le Washington Post
rappelle en effet que dans la dette de 1,29 milliard $ de dette, il faut prendre en compte les locations pour les 200 boutiques qui font fermer et ne seraient pas en mesure de payer.

Néanmoins, la fermeture de ces magasins devrait avoir moins de retombées sur l'économie du pays qu'elle n'en aurait eu voilà 18 mois, estiment des analystes. La demande pour des baux commerciaux de ce type est manifestement importante, au moins pour les boutiques de Washington, et les repreneurs se massent au portillon.

Barnes & Noble à l'affût

Reste alors à envisager la future position de Barnes & Noble qui, clairement, durant cet intervalle, va pouvoir profiter d'une position dominante, qui sera plus à même de lui faciliter les négociations avec les éditeurs. Et que dire d'un Amazon dans ce cas ?

La communication de Borders à ses clients n'est pas des plus convaincantes, ni particulièrement rassurante, en dépit de la volonté manifeste du groupe.

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