La société Atingo, promesse de prêt numérique en bibliothèque

Antoine Oury - 26.08.2013

Edition - Bibliothèques - Atingo - prêt numérique - bibliothèque


Le fournisseur de services à destination de l'édition, Publit, et celui de solutions technologiques pour les bibliothèques et musées, Axiell, sociétés respectivement suédoise et britannique, entendent faire de leur écosystème Atingo un standard pour le prêt numérique en bibliothèque. Et ce, en dépassant les conflits tarifaires qui grèvent actuellement le débat entre éditeurs et bibliothécaires.

 


Stockholm Public Library

La bibliothèque de Stockholm (Samantha Marx, CC BY 2.0)

 

 

D'après Jonas Lennermo, responsable commercial chez Publit, les éditeurs manquent tout simplement les avantages marketing que pourrait leur fournir la présence des livres numériques de leur maison en bibliothèque. Une importante publicité, manquée pour cause de frilosité et de peur de la fameuse et terrifiante cannibalisation des ventes.

 

« De l'autre côté, les bibliothèques pourraient perdre leur rôle si elles n'ont pas accès aux ebooks », note Lennermo : les initiatives d'Amazon, avec sa bibliothèque de prêt Kindle, semblent en effet très alléchantes, face à la lenteur de la mise en place d'une offre pertinente dans les établissements de prêt. Pour apporter une solution au problème, Publit et la firme technologique Axiell entendent faire d'Atingo un intermédiaire efficace.

 

Le tableau de bord que met en place Atingo permettra ainsi aux bibliothécaires de négocier directement avec les éditeurs quant aux prix des versions numériques achetées, disponibles via le nuage pour une accessibilité plus aisée. L'usager n'aura quant à lui pas besoin de se connecter à un site tiers pour télécharger le livre numérique, mais pourra l'acquérir directement depuis le site de sa bibliothèque. Le truchement d'Atingo assure de son côté sécurité du transfert et respect des conditions de prêt.

 

 

Le tableau de bord d'Atingo

 

 

Le modèle est particulièrement souple, puisqu'il permet à l'éditeur de fixer son prix, selon la popularité de l'ouvrage et le nombre de prêts effectif, tandis que la bibliothèque dispose d'un relevé précis des exemplaires disponibles. Si le modèle a été utilisé avec succès en Suède, Lonnermo reconnaît qu'il sera plus délicat à mettre en place aux États-Unis, où le territoire est plus vaste et les acteurs plus nombreux...