La Sorbonne occupée et vidée cette nuit : radicalisation du mouvement

Clément Solym - 20.02.2009

Edition - Société - Sorbonne - prise - assaut


Entre 200 et 250 étudiants ont pris place hier à la Sorbonne, mais pas vraiment pour assister à un cours magistral. Non. Il s'agissait plutôt de donner une magistrale leçon de mobilisation à Valérie Pécresse contre sa réforme des universités, alors même que la ministre avait annoncé le jour même l'arrivée d'un nouveau texte prochainement.

Pour Maxime Lonlas, vice-président étudiant de l'université Paris-IV, les faits sont simples : « Ce qui est en train de se passer, c'est le début d'une radicalisation, car le gouvernement ne nous écoute pas. »

Cette occupation n'aura pas duré, puisque les manifestants auront été sortis, sans opposer de résistance, selon les témoignages, mais avec des promesses plein la bouche : « Parce qu'on est chez nous, on reviendra », scandaient-ils.

Selon les sources, d'ailleurs, on passerait de 250 occupants à... une quarantaine, mais le constat est pourtant là : les revendications concernant le statut des enseignants chercheurs, autant que la formation des enseignants, et par extension, les suppressions de postes font monter la colère.

Rappelons que le geste est également symbolique, puisque l'on n'avait pas pénétré ainsi la vieille dame depuis mars 2006, au cours des mouvements de protestations contre le Contrat première embauche.