La startup Kibooco se finance grâce au crowdfunding

Clément Solym - 06.09.2012

Edition - Economie - Kibooco - Financement - Crowdfunding


Kibooco est une jeune entreprise basée à Vancouver, Canada. Elle prend le parti d'utiliser les nouvelles technologies et principalement internet afin de mettre en ligne une plateforme de création de livres personnalisés destinés aux enfants. Ses fondateurs, Molly Schneeberg et Earl Hong Tai, ont opté pour le financement collectif. Après trois semaines de récolte de fonds, les associés travaillent plus que jamais pour que leur campagne soit un succès.

 

 

 

 

 

Le crowdfunding est un moyen qui consiste à récolter de petites sommes d'argent provenant de multiples sources, dans le but de financer une entreprise. Un appel aux dons est alors hébergé sur un site internet, tel que indiegogo.com. Les visiteurs du site contribuent avec les sommes qu'ils souhaitent, tandis qu'IndieGoGo prend pour sa part 4 à 9 % de la somme rassemblée. Les cotisations sont généralement mises en place sous forme de dons simples, de préventes ou de licences. 

 

Selon le Vancouver Sun : la startup canadienne a été créée au mois de mars 2011, et depuis Molly Schneeberg et Earl Hong Tai ont eu recours à divers moyens pour lever leurs fonds. Ils ont tout d'abord sollicité sans succès BC Film and Media/BC Arts Council Interactive pour un octroi de 50.000 $, mais avec du recul les cofondateurs reconnaissent qu'il était encore trop tôt. Ils évoquaient pour la première fois leur projet, sous une forme non aboutie. Leur seconde demande, auprès du Canada Media Fund a eu plus de réussite.

 

La requête de Schneeberg comprenait cette fois une analyse concurrentielle détaillée, et a permis d'obtenir une avance de 275.000 $. Elle a affirmé : « Nous avons été en mesure de dire à quel point nous étions innovants, comment nous allions faire ce que nous allons faire ». Après une seconde tentative auprès de l'Interactive Fund, ils se sont enfin vu accorder les 50.000 $ escomptés. Et 350.000 $ supplémentaires recueillis enfin, auprès de diverses sources de financement publiques comme le NRCIRAP et Mitacs, leur ont permis de monter leur équipe et de créer un prototype du service qu'ils souhaitent mettre en ligne. 

 

Pour l'étape suivante, Kibooco a décidé de faire appel au crowfunding. Schneeberg a expliqué : « Nous avons décidé d'emprunter la voie de crowdfunding d'abord parce qu'elle nous permet vraiment de nous connecter directement à notre marché afin de voir s'il veut réellement ce que nous faisons. »

 

En trois semaines, leur campagne de financement par la foule a récolté 14.600 $. Cette somme les place à la troisième place des réussites obtenues par cette méthode (derrière Let's Build a Goddamn Tesla Museum et BugASalt Rifle, qui ont levé respectivement 940.000 et 300.000 $).

 

La société a constaté les carences des seuls médias sociaux pour maintenir une campagne dynamique. Earl Hong Tai a confié : « Nous avons réalisé que c'est vraiment une affaire reposant sur l'ancienne méthode, de relations de personne à personne. »