La stratégie de la chaise vide, nouvelle politique culture en France

Nicolas Gary - 11.05.2018

Edition - Société - Etats généraux livre - Etats généraux auteurs - auteurs révolution édition


Dans une dizaine de jours, le 22 mai, se tiendront les États généraux du livre, rendez-vous donné par les associations d’artistes auteurs, pour évoquer les réformes fiscales qui toucheront le métier. Historiquement, on le sait, les États généraux de 1789 ont précédé d’un petit mois… la prise de la Bastille. Alors, ça ira, ça ira, ça ira ?



crédit Joëlle Jolivet

 

 

Tout un mouvement de colère redoublée sévit sur la toile : les auteurs sont exaspérés de ce que les différents ministères concernés, et invités, par ces États généraux, ne donnent pas signe de vie. Le fait est que, la veille, le 21 mai, Emmanuel Macron a monarchiquement instauré les Assises de du livre à Saint Malo. Un moyen pour le président français de remettre la main sur la francophonie, et l’édition par la même occasion. 

 

On comprend que les équipes ministérielles n’auront donc pas le temps pour se déplacer à la Maison de la poésie, à partir de 14 h. Aucun des ministres de l’Économie, des Solidarités et de la Santé ou encore de la Culture n’avait en effet répondu à l’invitation des États généraux — probablement considérés comme un épiphénomène négligeable. 

 

A leur manière, les auteurs se mobilisent, et font entendre leur protestation. On est encore loin des aristocrates à la lanterne, mais les arguments ne manquent pas, pour tenter de se faire entendre : 

 

 

Joann Sfar n’y va pas avec le dos de la cuillère : cette politique de la chaise vide que pratiquent les pouvoirs publics en devient révolte de mépris

 

 

 

Les auteurs ne sont pas des marionnettes

 

 

Quelques données pour mieux comprendre la situation : revenus des auteur et hausse des prélévements obligatoires… 

 

 

 

 

L’un des principaux acteurs de l’industrie du livre
en situation d’extrême fragilité

 

 

Notons que les Correcteurs ont également apporté leur soutien aux Etats généraux : 

 

 

 

Selon certaines sources, on aurait entendu dans les couloirs de l’Elysée un certain Emmanuel déclarer in petto : « S’ils n’ont pas de pain, ces auteurs, qu’ils mangent de[s pâtes à] l’encre [de seiche]. » 




Commentaires

Une ministre éditrice. Elle détient 95% du capital de la holding Acte Sud Participations. Bonjour le conflit d'intérêt ! Bien évidemment qu'elle défend les intérêts des éditeurs avant ceux des auteurs. Si elle ignore les difficultés des auteurs, ce n'est pas par ignorance mais par intérêt personnel.
Il y a bien longtemps que le ministère de la culture ne défend plus que les intérêts bien compris ( et bien défendus) des représentants des "industries culturelles". Regardez les textes soumis à l'assemblée, dans pas mal de cas ils reprennent mot pour mot les "propositions" des syndicats de l'édition, des producteurs, ...



Regardez l'organigramme du ministère :

http://www.culture.gouv.fr/Nous-connaitre/Organisation/Directions-d-administration-centrale



"La direction générale des médias et des industries culturelles, qui définit, coordonne et évalue la politique de l’État en faveur du développement du pluralisme des médias, de l’industrie publicitaire, de l’ensemble des services de communication au public par voie électronique, de l’industrie phonographique, du livre et de la lecture et de l’économie culturelle."





et cherchez / trouvez les créateurs, ceux qui ont mission de diffuser au quotidien ...

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