La vie des écrivains entre fantasme et réalité

Clément Solym - 18.02.2010

Edition - Société - écrivains - vie - biographie


La vie des écrivains passionne, pour s'en convaincre il suffit de voir le nombre de biographie ou de film dont ils font l'objet. On les imagine souvent à la mesure de ce qu'ils écrivent. On les voit drogués, alcooliques, obsédés ou encore illuminés par une sorte d'esprit sain.

Et pourtant, dans la grande majorité des cas, la réalité est toute autre. Ils mènent une vie austère, assis à leur bureau passant leur temps à écrire. Oui, parce que pour être un écrivain génial, il faut quand même passer pas mal de temps à écrire, ne l'oublions pas.


Quoi qu'il en soit, ils intriguent et les films sur leur vie fleurissent. Et pour donner un semblant de piquant sans trahir la réalité, les cinéastes s'attardent sur certains éléments importants quitte à les romancer un peu.

Par exemple pour le film, Becoming Jane, sur Jane Austen sorti récemment, le cinéaste s'est concentré sur sa relation avec Thomas Lefroy. Le Guardian précise que cette relation n'a duré que quelques semaines et que selon ce qu'on peut lire dans la correspondance de l'écrivaine, il ne s'agissait que d'un flirt. Rien à voir avec la grandeur de ses écrits.

Une autre tendance consiste à jouer seulement sur la fascination exercée par la figure de l'écrivain. On crée un écrivain fictif et l'on peut alors se passer de l'encombrement de la réalité. Seulement ces écrivains de fictions passent plus de temps à vivre des aventures extraordinaires qu'à les écrire. On pourrait par exemple citer le cas de Hank Moody (interprété par David Duchovny) dans la série télé Californication.

Nos confrères du Guardian, estiment cependant qu'il existe des auteurs dont la vie pourrait faire un bon film. Il s'agit des auteurs à forte notoriété comme J.K. Rowling ou Dan Brown car, eux, voyagent beaucoup, ont une forte influence et dinent avec de hauts représentants politiques. Etonnament, le cinéma ne semble pas encore s'intéresser à eux. Peut-être leur faudrait-il un peu plus de ce stupre qui fascine tant...