La Women's Library est sauvée : on brûle les soutifs !

Clément Solym - 29.09.2012

Edition - Bibliothèques - Women's Library - London School of Economics and Political Science - Millicent Fawcett


À la mi-septembre, des militants avaient manifesté contre la fermeture du site actuel de The Women's Library, dont une délocalisation était prévue, néanmoins toujours dans Londres (voir notre actualitté). Cet établissement présente la collection la plus ancienne et la plus étendue de l'histoire des femmes dans l'Europe et au Royaume-Uni.

 

Personnel of the Canadian Women's Army Corps at No. 3 CWAC (Basic) Training Centre. / Personnel du Service canadien de l'armée féminine au 3e Centre d'entraînement (de base) du Service

BiblioArchives / LibraryArchives CC BY 2.0

 

 

Pour des raisons financières, The London Metropolitan University avait annoncé qu'il ne maintiendrait pas son soutien à The Women's Library. C'est alors la London School of Economics and Political Science qui a réussi à obtenir une garde de la prestigieuse collection.

 

« Il est d'une importance vitale que de telles collections historiques soient maintenues et je suis fier que LSE ait pu intervenir pour maintenir ouverte The Women's Library », déclare le professeur Craig Calhoun, directeur de LSE.

 

« Il existe de nombreuses synergies entre les collections de The Women's Library et celles de LSE. Ensemble, elles feront sans doute l'une des meilleures collections internationales pour le soutien de la recherche sur la vie des femmes et les questions d'égalité des sexes », ajoute-t-il.  

 

Sauvée, The Women's Library a pourtant voulu défendre ce dernier point : celui de garder  l'actuel local afin d'éviter un déménagement contraignant et une refonte des collections. Et ce trésor, qui comprend des livres, des magazines, des brochures, des affiches, des banderoles et autres objets graphiques relatifs aux femmes, devrait ainsi se déplacer de son établissement à Aldgate jusqu'à l'est de Londres. La collection serait logée dans une nouvelle salle de lecture reliée à un espace d'exposition.

 

Néanmoins, Max Watson, représentant de l'union London Met Unison, défend l'idée que la lutte continue afin de conserver la collection à Aldgate. « Nous avons fait campagne pour trois éléments : pour que le personnel, la collection et le bâtiment restent ensemble », annonce-t-il. Et d'ajouter : « Bien que deux des éléments sur trois ce n'est pas mauvais, nous sommes très déçus que la LSE ait choisi d'enlever la collection de son actuel bâtiment. Accueil. Et nous cherchons encore à pourparlers avec eux ».

 

 Car, les femmes en veulent toujours plus : « Les femmes méritent une bibliothèque qui leur est propre, et le quatrième étage d'une bibliothèque déjà existante ce ne pas leur rendre justice ».