Lagardère Publishing reprend du poil de la bête

Clément Solym - 10.02.2011

Edition - Economie - lagardère - publishing - chiffre


Pour Lagardère Publishing, la baisse du chiffre d’affaires s’atténue au 4e trimestre 2010, en dépit d’une base de comparaison élevée, due notamment au succès de Stephenie Meyer avec la saga Twilight en 2009.

En France, le groupe salue de bonnes performances, surtout dans le domaine scolaire qui est en augmentation par rapport au 3e trimestre.
Aux États-Unis et au Royaume-Uni, l’augmentation du chiffre d’affaires se confirme par rapport aux trimestres précédents grâce à de nouveaux best-sellers. (via Lagardère)

Le chiffre d’affaires cumulé de Lagardère Publishing est passé de 433 millions d’euros au premier trimestre à près de 2 165 millions fin décembre. Toutefois, il était de 2 273 millions d’euros, l’année précédente à la même période. La société a donc essuyé une baisse de - 4,8 % en données brutes, soit -6,3 % en données comparables.

« Cette évolution était attendue compte tenu du niveau exceptionnel de l'année 2009 marquée par trois succès importants : la saga de Stephenie Meyer (Twilight, New Moon, Eclipse et Breaking Dawn) avec environ 11 millions d'exemplaires vendus en 2010 contre 45 millions en 2009, et en France le dernier album d'Astérix et le roman de Dan Brown (Le symbole perdu, éditions JC Lattès, vendu à 1,1 million d'exemplaires au  4e trimestre 2009). »
D’ailleurs, si le chiffre d’affaires a chuté par rapport à celui de 2009, il est en légère augmentation depuis 2008, ce qui « démontre la très bonne tenue des ventes de Lagardère Publishing. » De plus, l’activité s’est dynamisée à la fin de l’année où le chiffre d’affaires du quatrième semestre est monté à 556 millions d’euros, rattrapant presque celui du quatrième semestre 2009, où il était de 580 millions.

Soit une baisse de seulement -4,1 % en données brutes et -4,7 en données comparables, alors que la base de comparaison était « particulièrement difficile ».

On précise que Lagardère a bénéficié favorablement (de près de 61 millions d’euros) de la forte remontée de la livre sterling et du dollar américain en 2010.

Géographiquement :

En France, les ventes sont en baisse de 7 % au quatrième trimestre 2010 à cause « d’un effet de comparaison défavorable » engendré par le succès de l’Américain Dan Brown.

Toutefois, en littérature générale de nombreux prix littéraires ont été gagnés : « prix Renaudot pour Virginie Despentes (Apocalypse bébé, Grasset), prix Femina étranger pour Sofi Oksanen (Purge, Stock) et prix de l'Académie française pour Éric Faye (Nagasaki, Stock). La Littérature générale est cependant en recul au 4e trimestre par rapport à 2009 qui avait bénéficié du fort succès de Dan Brown. »

Dans le domaine scolaire, on assiste à un fort rattrapage des ventes « suite au décalage des livraisons d’ouvrages pour les lycées au cours du 3eme trimestre 2010 ». Quant à l’illustré, Lagardère salue la performance de l’ensemble du groupe en mettant l’accent sur celle d’Hachette jeunesse, celle de Larousse et celle de Marabout.

Parallèlement, aux États-Unis, la baisse atteint près de 14 % à cause de l’effet de comparaison qui fait ressortir le succès de Stephenie Meyer un an auparavant (Twilight, New Moon, Eclipse et Breaking Dawn). Comparaison toutefois amoindrie par le succès cette année de Jon Steward (Earth : The Book), Chelsea Handler (Chelsea Bang Bang) et Keith Richards (Life).

Au Royaume-Uni et dans le Commonwealth, la baisse égale celle de la France, avec -7 %. Ce chiffre, significatif d’un redressement, a été obtenu « grâce à de nombreux best-sellers en fiction (Martina Cole, Maeve Blinchy, David Nicholls...) et en non-fiction (Keith Richards...). »

Enfin, l’Espagne a souffert des mesures d’austérités mises en place, dans le domaine du scolaire. « En revanche, au Mexique et en Argentine, la croissance du chiffre d’affaires a été proche de 10 %. »

Lagardère conclut en précisant que l’année a été bonne pour les fascicules, dont la vente progresse, surtout en Russie. D’autre part, les e-books représentent aujourd’hui près de 8 % des ventes aux États-Unis, contre seulement 3 % l’année précédente. De même au Royaume-Uni où ils se développent plus lentement, mais représentent tout de même 1 % des ventes. En France, pourtant ils restent marginaux.



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