Lagardere publishing stable, mais l'érosion de Stephenie Meyer pèse

Clément Solym - 01.09.2011

Edition - Economie - lagardere - semestriels - CA


Lagardère vient de publier ses résultats semestriels 2011. En ce qui concerne Lagardère Publishing, le Chiffre d’affaires semestriel 2011 s’élèvent à 900 M€ (975 M€ au 30 juin 2010), soit - 7,7 % à données brutes et - 6,0 % à données comparables. Le CA de Lagardère publishing a reculé de 0,2% par rapport à l’an dernier.

Le communiqué précise que si le début d’année était atone, avec une inflexion positive en mai, elle a été confirmée en juin.




Les faits marquants de ce semestre ont été l’acquisition d’une participation complémentaire de 40 % dans les Éditions Albert René (qui détiennent l’ensemble des droits liés à l’oeuvre d’Astérix) désormais contrôlées à 100 % par Lagardère Publishing.

Le recul du CA de publishing, attendu par l’entreprise, provient essentiellement par « l’érosion du phénomène Stephenie Meyer » dont la saga Twilight avait augmenté les ventes de Lagardere Publishing en 2010, avec 11 millions d’exemplaires vendus dans le monde au premier semestre. En conséquence, le CA des États-Unis est en baisse de - 18 %. Celui du Royaume-Uni est en baisse de 8 %, avec une amélioration en juin.

Lagardère indique cependant dans son communiqué que hors Stephenie Meyer, les ventes restent stables aux États-Unis et au Royaume-Uni et qu’elles ont augmenté en France, sauf dans l’Illustré. Les meilleures performances sont la Littérature et l’Éducation en France et Larousse.

Le CA mondial des fascicules reste stable par rapport à 2010, avec notamment une excellente performance du Japon (malgré le tsunami) et une poursuite de la croissance en Russie. Le communiqué indique que le CA en France et en Italie a une bonne résistance et que ceux de l’Espagne, du Portugal et du Royaume-Uni sont en baisse.

En ce qui concerne le livre numérique, la progression se poursuit aux États-Unis et au Royaume-Uni, où il représente respectivement 20 % et 8 % du chiffre d’affaires « trade » à fin juin 2011, soit 5 % du chiffre d’affaires total de la branche Lagardère Publishing. Lagardère ajoute que le contrat d'agence (prix fixé par l’éditeur) a été généralisé à tous les pays et à tous les partenaires.