Le blocage de l'université de Bordeaux III est levé

Clément Solym - 14.05.2009

Edition - Société - université - bordeaux - blocage


L'université de Bordeaux III n'est plus bloquée. Un compromis a été trouvé par la présidence de celle-ci et le comité de mobilisation. Ce compromis établit la prise des cours et la poursuite des actions de protestation contre la loi sur l'autonomie des universités. Il est aussi prévu qu'il n'y aura ni contrôle ni examen « avant les vacances d'été » si les revendications ne sont pas satisfaites.

Les étudiants et les enseignants partageront donc leur temps entre les cours et des activités de protestations. Toute la vie de Bordeaux III devra être réorganisée afin de tenir ce pari. Si les exigences en matière de connaissances pour valider le deuxième semestre sont revues à la baisse (environ 60 % de ce qui est normalement prévu), il est hors de question d'offrir les diplômes.

Jean-Yves Coquelin, le vice-président du conseil des études et de la vie universitaire a déclaré : « Il n'y aura jamais à Bordeaux III de banalisation. Nous n'accepterons pas de signer des diplômes sur les seuls résultats du premier semestre, ce serait une décridibilisation totale de nos diplômes ».

Pour Timothée Duverger, vice-président étudiant de Bordeaux III, l'annulation des examens serait une mauvaise chose : « Notre intérêt est double : continuer le mouvement contre la loi Pécresse et obtenir nos diplômes ».

Il ne faut pour autant pas exclure la possibilité que des étudiants plus radicaux viennent perturber le fragile équilibre de ce compromis mais l'université à bon espoir de rattraper son retard. « Ce n'est pas une année perdue. Nous avons, eu ces derniers mois, un rapprochement entre enseignants et étudiants et une certaine vie sur le campus qui n'existent pas habituellement. C'est un bénéfice qu'on ne perçoit pas forcément, mais qui sera important dans les années qui viennent ».