Le Canada abritait-il un institut à la solde des Russes ?

Clément Solym - 06.02.2008

Edition - Justice - Guerre - froide - espionnage


Nunavut se situe au nord du Canada. Il en est à la fois le plus jeune et le plus grand des États. Son régime territorial a été déterminé en 1999, mais Wikipédia vous en apprendra un peu plus sur ce point.

Ce qui nous intéresse aujourd'hui c'est la réaction d'un haut fonctionnaire qui menace d'engager des poursuites contre l'auteur et l'éditeur d'un livre qui décrète avoir découvert que le Canadian Centre for Arms Control and Disarmament, basé à Ottawa, espionnait le pays pour le compte des Russes.

Camarade J, sorti tout juste le 24 janvier dernier, du journaliste américain Pete Earley, raconte l'espionnage durant la Guerre froide, à travers les souvenirs de Sergueï Tretiakov, un Russe qui a espionné pour Moscou à Ottawa, puis à l'ONU avant de faire défection aux États-Unis en 2000.

Le CCAC aujourd'hui défunt aurait en effet employé des personnes recrutées par Tretyakov, afin de transmettre des informations au KGB. Ce que John Lamb qui a fondé l'endroit nie complètement. « Ces affirmations sont fausses, insultantes [...]. Je suis actuellement en train de voir quels sont les recours légaux que nous pouvons mettre en place, pour nous protéger de cette diffamation ».

D'autant qu'aujourd'hui, John est député au ministère de l'Environnement de Nunavut.

Et l'éditeur Penguin, attend avant de prendre la décision de poursuivre la commercialisation de ce livre sur le territoire. Lamb déclare de son côté qu'il n'a pas été contacté par le journaliste avant la parution de ce livre, mais qu'il en a lu suffisamment pour se rendre compte que tout cela est « simplement faux ».