Le Canada préfère acheter des ebooks que payer des informations

Clément Solym - 31.03.2011

Edition - Economie - presse - internet - etude


À l'heure où le New York Times vient de lancer une version payante de son journal en ligne, une étude réalisée auprès des consommateurs canadiens montre que seuls 4 % sont prêts à payer pour de l'information sur internet.

La difficulté de la fidélisation des lecteurs se pose d'ailleurs : sur les 1682 sondés, ils sont 15 % à estimer ne pas savoir s'ils payeraient pour leur site favori, et 81 % à répondre qu'ils ne le feraient pas du tout. Pour l'abonnement, 30 % accepteraient probablement ou certainement de payer, mais uniquement s'il n'y avait pas d'autres options possibles.


Dans ce domaine, l'abonnement reste privilégié chez ceux qui accepteraient de payer - pad des masses, donc. Pour 34 %, c'est ce système qui fonctionnerait le mieux, le micropaiement à l'article ne les intéresse pas des masses.

Plus généralement, et au-delà des journaux et magazines, les Canadiens semblent assez réticents à payer en ligne. Pour la musique, par exemple, seuls 25 % des consommateurs achètent sur la toile. Pour les jeux vidéo en ligne, 19 % ont franchi le cap du paiement, contre 12 % pour l'achat de sonneries pour mobile, 9 % pour des films à la demande et 8 % pour des livres numériques.

Bien entendu, l'étude porte sur les sentiments des utilisateurs et non leur pratique. Sachant que le Times of London, mardi, a dévoilé qu'il avait enregistré 29.000 abonnements pour sa version en ligne au cours des 5 derniers mois - alors que les abonnements papier continuent de baisser.

Ce qui est inquiétant en revanche - ou alors encore peu entré dans les moeurs en Europe - c'est que 19 % des consommateurs canadiens seraient prêts à échanger des informations personnelles contre un accès gratuit à l'information. 58 % refuseraient toutefois.

Voir l'étude dans son intégralité