Le capitaine Mitchell Klipper quitte (en partie) le navire Barnes & Noble

Antoine Oury - 27.08.2013

Edition - Librairies - Barnes & Noble - Mitchell Klipper - contrat d'agence


La chaîne de librairies Barnes & Noble ne va pas redresser son cours en Bourse avec la dernière nouvelle la concernant : le directeur exécutif de la société, en poste depuis mars 2010, a ainsi revendu 2/3 des actions en sa possession. Si cette cession lui a permis de rassembler 5,5 millions $, elle relance les doutes quant à la santé économique de B&N.

 


B&N, triste mine (source Wikimédia, CC BY-SA 3.0)

 

 

La Securities Exchange Commission a communiqué les détails de cette vente d'actions, qui ne laisse rien augurer de bon pour le revendeur : 400.996 actions ont été cédées, permettant à leur propriétaire de récolter 5,5 millions $ avec des actions estimées aux alentours de 14 $. Le créateur de la chaîne de librairies, Leonard Riggio, annonçait il y a quelques semaines l'abandon de son offre de rachat de la société.

 

Autant de mauvais augures économiques, alors que la chaîne entame une nouvelle phase de développement numérique, à en croire le dernier communiqué de presse en date. « La société entend bien poursuivre le développement de ses appareils innovants Nook, en noir et blanc et en couleur. [...] Au moins un nouvel appareil Nook sortira avant les prochaines vacances, et d'autres produits sont en développement », assurait alors le président Michael P. Huseby.

 

Le secteur Nook a pourtant fourni les plus mauvais résultats pour le premier trimestre fiscal de l'année 2014, avec 20 % de baisse dans les revenus. Viennent ensuite les activités en librairie, qui enregistrent 9,9 % de moins en termes de recettes. Seules les ventes d'ouvrages pédagogiques permettent à B&N de relever la barre, avec 2,4 % de hausse par rapport à la même période, l'année dernière.

 

La baisse des résultats en librairie peut s'expliquer par... le contrat d'agence pour lequel Apple a été condamné (en attendant l'appel), sur décision du Department of Justice américain. Barnes & Noble a été contraint de suivre ses concurrents dans la baisse des prix, désormais largement autorisée pour les revendeurs.

 

Si Amazon ou Overstock peuvent se permettre de troquer leurs marges contre un prix plus compétitif, Barnes & Noble aura du mal à faire sans les 111 millions $ qu'il perd par rapport à l'année dernière...