Le Centre Francophone du livre reçoit un accueil favorable en France

Cécile Mazin - 18.03.2015

Edition - International - Maurice Bandaman - Centre francophone du livre - ministre Côte Ivoire


En marge du Salon du livre de Paris, le projet de Centre Francophone du Livre devrait connaître quelques avancées. Porté par le ministre de la Culture de Côte d'Ivoire, cet organisme aura pour vocation de jouer, à l'échelle de la francophonie, un rôle de dynamisation et d'aide à la création comparable à ce que le Centre national du Livre réalise en France. 

 

 

Maurice Bandaman

Maurice Bandaman, ministre de la Culture de Côte d'Ivoire, ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 

 

Maurice Bandaman, ministre de la Culture de Côte d'Ivoire, avait été sollicité pour devenir le parrain de la Journée du Manuscrit Francophonie, qui se déroulait le 24 octobre 2014. Cette manifestation organisée par Les Éditions du Net s'était déroulée à Dakar, avec un duplex en France. Elle a pour vocation de célébrer le livre et l'écriture, assurait Henri Mojon, PDG des Éditions du Net. 

 

À l'occasion de cette Journée du Manuscrit, le ministre avait donc évoqué la possibilité de créer « un Centre francophone du livre, qui serait à même d'apporter des aides directeurs aux auteurs, aux éditeurs, aux libraires, sur le marché de la francophonie ». Et profitant du Salon du livre de Paris, le ministre de Côté d'Ivoire sera reçu par le Ministère des Affaires étrangères, pour évoquer le sujet. 

 

Présenté à différents acteurs comme l'Organisation internationale de la francophonie, ou encore au Syndicat national de l'édition, le projet de CFL a reçu un accueil particulièrement favorable. À ce titre, Maurice Bandaman rencontrera le président du SNE, Vincent Montagne, pour évoquer les bases de ce projet.

 

« Nous ne pouvons que nous réjouir des nombreux entretiens, qui auront lieu à l'occasion du Salon du livre entre les décideurs dont dépend la création de ce Centre », assurent les organisateurs de la Journée du Manuscrit. L'édition 2015 sera d'ailleurs reconduite plus largement au niveau francophone, ce 24 octobre prochain.

 

Depuis les premiers temps, Laurent Fabius avait appuyé le projet. Maurice Bandaman, interrogé par ActuaLitté, précisait : « Une pareille institution devrait conserver une totale indépendance vis-à-vis de la chose politique, et, à cette fin, une mission a été confiée à différentes personnes, à même de viabiliser le projet, de sorte que le Centre francophone du livre dispose de ressources pérennes et récurrentes. »

 

Appréciant la capacité des autorités françaises à mettre en place une politique forte de soutien au livre, il évoquait alors la constitution de cette ONG, « à l'échelle de la francophonie, une structure indépendante, et qui bénéficierait de l'appui de bailleurs de fonds, d'institutions financières et d'acteurs intervenants dans le domaine de la pensée ».

 

De son côté, le ministère de la Culture n'a pas manqué de faire part de son intérêt pour le Centre francophone, qui dépendrait par la suite de l'OIF. Le ministre sera par ailleurs reçu par l'Organisation, quelques jours après avoir reçu, à l'ONU, le prix de la diversité culturelle, ce 20 mars, à New York.