Le Cherche Midi dénonce les propos diffamatoires de Tristane Banon

Clément Solym - 06.07.2011

Edition - Justice - dsk - banon - editeur


Dans l'affaire lancée par la journaliste et auteure Tristane Banon, décidée à porter plainte contre DSK, la maison d'édition Le Cherche Midi se retrouvait impliquée, un peu malgré elle.

C'est que... selon elle, Dominique Strauss-Kahn aurait fait pression sur alors qu'elle occupait la fonction de directrice de collection au Cherche Midi en 2009. « À plusieurs reprises, je me suis retrouvée blacklistée, sans comprendre. Je travaillais dans un endroit et, du jour au lendemain, tout se passait mal.

Un exemple : j'étais directrice de collection au Cherche Midi depuis l'été 2009. Tout se passait bien jusqu'au mois de septembre 2010, où tout d'un coup le patron, Philippe Héraclès, me dit que je travaille mal, etc. Je n'ai pas compris. Et il y a peu de temps, sur Internet, j'ai lu une interview de lui révélant qu'il avait un accord de principe avec les collaborateurs de DSK : quand celui-ci annoncerait sa candidature, le Cherche Midi publierait, son livre de campagne. Je trouve la coïncidence étonnante ». (via L'Express)

De plus, on sait qu'un livre d'Yvan Levaï sera publié prochainement, Chronique d'une exécution, dans lequel l'auteur dénonce le harcèlement médiatique contre DSK. L'ex-mari d'Anne Sinclair, évidemment, y fait manifestement preuve d'une grande virulence.

Diffamation et Prud'hommes

Mais dans un communiqué, Philippe Héraclès, PDG de la maison explique toute sa stupeur à la découverte des propos de la journaliste et auteure (un livre publié aux éditions Anne Carrière). « C'est avec stupéfaction que j'ai pris connaissance des propos diffamatoires de Tristane Banon me mettant en cause dans une interview de l'Express », rapporte l'AFP. Et ce dernier n'exclurait pas des poursuites pour ces déclarations.

« Tristane Banon a été 'auteur-contributrice' pour le Cherche Midi éditeur (en 2009). Si nos conventions ont soudainement été rompues, c'est à son initiative et en dépit de nos relances. Il semble en effet que Tristane Banon ait décidé de ne plus mener à terme les quelques projets qui lui avaient été confiés », précise la maison.

Et de déplorer en parallèle que « Tristane Banon tente d'utiliser ce différend prud'homal non encore jugé avec notre maison d'édition pour nourrir aujourd'hui sa cause judiciaire et médiatique ».

L'audience pour les Prud'hommes doit avoir lieu le 25 octobre prochain.