Le choc numérique de la musique ne frappera pas le livre

Clément Solym - 07.11.2010

Edition - Société - industrie - livre - ebook


Peut-être est-ce la fin des lamentations de l'industrie du livre, qui ne cesse, dans le domaine du numérique, de brandir l'exemple de l'industrie musicale, tout en affirmant que pour éviter l'avenir connu par ce secteur, il faut verrouiller, verrouiller plus encore, voire même, légiférer...

Une étude rendue publique lors du Forum d'Avignon, réalisée par le cabinet Bain & Company, auprès de 3000 consommateurs sur trois continents, était destinée à « analyser l’impact de ces supports sur les comportements de lecture ». Ces supports, ce sont les lecteurs ebook et autres tablettes.


Les conclusions sont intéressantes, mais déjà envisagées : « Les résultats suggèrent que plus de 20 % des ventes de livres pourraient être numériques en 2015, captant jusqu’à 25 % de la marge générée. L’impact sur la chaîne de valeur est important : politique de prix, relations entre distributeurs, éditeurs et auteurs sont à repenser. »

Patrick Béhar et Lauretn Colombani, les deux consultants qui sont à l'origine de cette étude, menée aux États-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni et Corée du Sud, ne sont peut-être pas tout à fait conformes aux représentations des professionnels.


Mais ce qui introduit l'ensemble de ces conclusions, est assez frappant : « En première analyse, les risques, pour l’industrie du livre, d’un choc similaire à celui subi par l’industrie musicale semblent limités. » Notamment parce que l'attachement à l'objet est autre, et que l'évolution vers le numérique devrait se faire en douceur. « Autre bonne nouvelle, une large majorité d’entre eux achète plus de la moitié de ses ebooks, le solde étant composé d’oeuvres classiques, disponibles gratuitement. »

Ce qui est flagrant, c'est bien de reprendre les bases : la politique de tarifs « demeure un enjeu stratégique », autant qu'il est nécessaire de préserver l'équilibre qui existe aujourd'hui dans la distribution physique.


Aujourd'hui, souligne l'étude, « toutes les conditions sont réunies pour que les lecteurs effectuent leur virage numérique ». Les questions, cherchant pourquoi l'adoption n'est pas encore massive, sont vaines et déjà partiellement évoquées : l'objet livre papier d'un côté et d'autre part, le tarif des lecteurs ebook. D'ailleurs, à 41 %, les sondés affirment qu'ils ne peuvent pas se passer de l'expérience papier, leur tarif venant en deuxième position, avec 35 % des répondants.

Dans tous les cas, la France restera le pays où le taux d'adoption du livre numérique restera le plus faible à l'horizon 2015, avec un taux de 15 à 20 % contre 20 à 25 % pour les USA et le Japon. Cela dit, globalement, l'acte d'achat viendrait plus naturellement puisque « 70 % des utilisateurs de tablettes et liseuses déclarent acheter la majorité de leurs ebooks ».

On se rendra à cette adresse pour en consulter l'intégralité.



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