Le citoyen François défend la compagne du président Hollande

Clément Solym - 11.12.2012

Edition - Justice - François Hollande - Valérie Trierweiler - La Frondeuse


Est-ce, en parallèle du procès en diffamation, lancé par Valérie Trierweiler, un faux procès que l'on fait à François Hollande ? Le président de la République avait mis sa casquette de simple citoyen hier, en adressant un courrier, pour apporter son soutien à la journaliste, et accessoirement, sa compagne. Difficile et périlleuse situation... 

 

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Patrick Peccatte, (CC BY-NC-ND 2.0)

 

 

Durant toute la journée d'hier, les dépêche AFP, faisant état des réactions de politiques, ont fusé : côté PS, on défend l'intervention du citoyen-président, quand à droite, ont fustige une ingérence inadmissible. Mais entre les deux, la vérité c'est que le président a pris de court, et que l'on ne sait pas vraiment ce qu'il faut en penser.

 

Un problème qui s'ajoute à celui de Valérie Trierweiler, journaliste indépendante, toutefois cantonnée aux chroniques de livres dans Paris Match... et concubine du président...

 

Frédéric Espagnac, porte-parole du PS, assurait que l'intervention du président ne se faisait qu'à titre de témoignage. « S'il a jugé bon de faire (une lettre à la justice), c'est (...) qu'il avait quelque chose à dire. Il faut le prendre pour ce que c'est. C'est-à-dire une lettre qu'il a décidé de faire. Pas plus, pas moins. »

 

Mais ce matin, l'ex-président UMP de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer, attaquait fort, en présentant un François Hollande menteur : « C'est surtout le contraire de ce qu'il a toujours dit, qu'il mettrait la plus grande distance, un mur entre lui et l'institution judiciaire », expliquait le politique sur radio classique. Et d'évoquer un reniement de plus, qui poserait un véritable problème. 

 

Dans cette histoire, on en oublierait alors presque que Valérie Trierweiler attaque pour diffamation et atteinte à la vie privée, une biographie qui la mettrait en cause. 

 

Fort heureusement, Christiane Taubira, ministre de la Justice, et donc tout à fait objective quant à l'intervention du patron de son patron, promet que l'intervention présidentielle n'est justement pas présidentielle. Ou sinon, par dommage collatéral. «  M. François Hollande, personne privée, est tout à fait fondé à communiquer à la justice sa version, que le juge prendra en compte ou non, et que les parties interpréteront à leur façon », jure la ministre. 

 

Que le président-citoyen présente alors comme affabulation des passages de cet ouvrage qui cite une lettre n'ayant jamais été écrite, serait donc l'intervention d'un citoyen dont l'honneur de la dame serait entaché.

 

La défense de l'éditeur et des auteurs évoque pourtant une cruelle violation dans la séparation des pouvoirs, et attendant évidemment le 28 janvier prochain, où le tribunal devra se prononcer sur l'annulation de la commercialisation, et les dommages-intérêts, réclamés par Trierweiler...




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