Le Clézio, porte-parole du dialogue entre les cultures

Clément Solym - 08.12.2008

Edition - Société - Le - Clézio - prix


A son arrivée à Stockholm, l’écrivain a donné une conférence de presse qui lui a permis de revenir sur les intérêts principaux que revêt pour lui l’obtention du prix Nobel de littérature. En premier lieu, ce titre permettra de donner plus de poids à ses mots : « Le prix Nobel, je pourrais comparer cela à un micro. On est entendu. Quand on n'a pas cette reconnaissance internationale, très souvent on parle et on n'est pas écouté ».

Poussant davantage la réflexion, l’écrivain avance l’idée que « La littérature, c'est favoriser quelque chose dont on ne parle pas beaucoup qui est absolument indispensable qui est l'interculturalité. Toutes les cultures doivent communiquer entre elles, il ne doit pas y avoir de culture dominante. » Le Clézio se dit, à ce titre, « militant de l’interculturel ».

L’auteur de Ritournelle de la faim se reconnaît tout à fait dans les mots choisis par l’Académie pour le qualifier : « l'écrivain de la rupture, de l'aventure poétique et de l'extase sensuelle, l'explorateur d'une humanité au-delà et en-dessous de la civilisation régnante ».

A travers la littérature, Le Clézio cherche l’universalité. L’écrivain recevra mercredi prochain son prix des mains du roi de Suède avec un chèque de 10 millions de couronnes suédoises (930.000 euros).