Le Commonwealth contre la domination des éditeurs anglais et américains

Clément Solym - 20.10.2008

Edition - Société - Commonwealth - domination - éditeurs


Les quelque 53 États membres du Commonwealth, qui furent par le passé d'anciennes colonies de l'Empire britannique tente aujourd'hui de faire front contre les éditeurs anglais et américains, omniprésents sur le marché du livre dans leur pays.

C'est au cours de la Foire du livre de Francfort qu'une alliance, avec principalement le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande, s'est montée pour résister à la position dominante. Respectivement, ces pays publient 16.000, 14.000 et 2500 livres annuellement, et régulièrement, ils se trouvent confrontés aux grosses usines éditoriales anglaises et américaines pour l'achat des droits d'une oeuvre. Ainsi, les auteurs autochtones ne peuvent même pas être édités par des maisons nationales sur leur propre territoire...


Cette situation handicape grandement l'édition, et tous les éditeurs des pays ont du mal à se débarrasser du joug principalement américain qui domine outrageusement le monde de l'édition. De plus, l'Angleterre aurait souvent tendance à oublier que l'Empire est mort et qu'il est tant de laisser les pays du Commonwealth un peu plus libres. Une politique d'achat des droits qui se fait d'ailleurs au détriment des auteurs, puisque les livres deviennent des importations et coûtèrent alors bien plus cher pour le lecteur.

Pour l'ambassadeur d'Australie en Allemagne, Ian Kemish, « il fait diablement sens pour ces trois pays que de se réunir en une coalition ». En effet, selon l'acquisition des droits, un auteur canadien pourrait être acheté trois à quatre fois plus cher dans son pays, que s'il était édité par une maison locale...