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Le Condottière : Georges Perec n'avait pas dit son dernier mot

Clément Solym - 24.02.2012

Edition - Les maisons - Georges Perec - Condottière - Seuil


Une œuvre égarée de Georges Perec ressurgit, trente ans après sa mort. Le Condottière serait son « premier roman abouti », si l'on en croit l'auteur.

 

Gallimard l'avait accepté, puis refusé en 1960. A la suite de quoi Perec aurait remisé Le Condottière, confiant à un ami qu'il comptait le reprendre plus tard. Dans une lettre datée de décembre 1960 à son ami Jacques Lederer, il explique qu'il se remettra à la tâche « Dans dix ans, époque où ça donnera un chef-d'oeuvre ou bien (j')attendrai dans ma tombe qu'un exégète fidèle le retrouve dans une vieille malle t'ayant appartenu et le publie ». lI ne croyait pas si bien dire... Car c'est bel et bien quelques décennies plus tard que David Bellos, biographe de Perec, a retrouvé le tapuscrit, retravaillé maintes fois par l'écrivain.

 

 

 

Le préfacier du livre, Charles Burgelin, précise qu'avec cette oeuvre « On a un matériau narratif à la fois brut et sophistiqué (...), un sac de noeuds qui a désarçonné les premiers lecteurs. Mais ces ficelles qui sortent de partout, on est aujourd'hui à-même de les tirer : elles nous conduisent vers toute la suite de l'oeuvre ».

 

Le Condottière sortira le 1er mars en France, édité par... Seuil, qui l'avait originellement refusé.

 

Racontant l'histoire d'un peintre faussaire, Gaspard Winckle, embarqué dans la copie du Condottiere, le célèbre tableau d'Antonello da Messina (1430-1479), ce livre se révèle être un polar qui mérite sans aucun doute une certaine attention.

 

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