Le crime dans la peau, ou le goût du sang des Anglais

Clément Solym - 14.06.2011

Edition - Société - crime - policier - angleterre


Pour tuer quelqu'un, il faut un peu de finesse. Et pour renouveler le genre sans cesse, il est bon de s'assurer que les morts s'ensuivent, comme dirait l'autre, avec une certaine originalité. Au Royaume-Uni, les romanciers font un bel effort, et la Crime Writers' Association a décidé de faire les comptes.

En moyenne, on recense 8,38 morts dans un roman policier sur l'année 2010, avec un pic à 150 pour un grand sanguinaire. Mais surtout, les auteurs se donnent les moyens de leurs envies, entre la taxidermie d'humains, en passant par l'écrasement sous un instrument à cuivre, et bien d'autres.

Ou encore empalé sur des cornes de bouc. Original...


L'étude, intitulée Bloodthirsty Britain, a été réalisée au cours de la National Crime Writing Week, semaine entièrement dédiée à ce genre littéraire.

Pour l'auteur, Peter James, président de la CWA, les découvertes plus ou moins macabres que l'étude souligne, montre « pourquoi les lecteurs sont si amateurs de l'écriture policière ». Ce genre littéraire « est fantastique pour interroger les grandes questions morales sur la société, la condition humaine, autant que n'importe quel roman qualifié de littéraire ».

Et l'étude vient alimenter la campagne actuellement lancée pour soutenir les bibliothèques dans le pays, qui sont menacées par des coupures de budget.



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