Le crowdfunding : soutien d'internautes la création

Clément Solym - 18.02.2011

Edition - Société - crowdfunding - édition - financement


Le Crowdfunding ou « financement collectif solidaire », est un système basé sur le modèle des réseaux sociaux, qui permet à une communauté de particuliers de se prêter de l’argent par le biais d’internet.

Cette alternative est utilisée lorsque les banques refusent un prêt. L’utilisateur doit présenter son projet sur le site communautaire, et en fonction de celui-ci, il reçoit (ou non) des financements de la part des autres internautes enthousiasmés par son idée. Si certains sites proposent aux donateurs de toucher des intérêts, comme Friendsclear qui a ouvert en 2008, la plupart se basent sur un système de dons pur et simples. (via l'AFP)

Pratiqué depuis un certain temps dans le monde anglo-saxon, ce système a commencé à se développer en France assez récemment. A l’origine plus axé sur des projets économiques ou humanitaires, le crowdfunding s’étend petit à petit à tous les secteurs et en particulier à celui de la culture.

En effet, les artistes qui cherchent à faire valoir leur talent y trouve une occasion en or, d’une part de débloquer des financements et d’autre part de se faire connaître. Ainsi, qu’il s’agisse de musique, de cinéma ou d’édition, chacun y va de sa petite entreprise.

Le film, Demain la Veille, par exemple, a été lancé en 2004 grâce à un tel système de donation. En musique, on peut également citer l’artiste Grégoire, repéré par des professionnels sur la plateforme communautaire MyMajorCompany.

De même les éditions du Public dont nous avions déjà parlé (notre actualitté), a mis en place l’année dernière un système de dons : les internautes peuvent à leur guise participer de 11 euros et aider à la publication de l’ouvrage. Lorsque la somme des dons arrive à 2000 euros, le livre est édité et les donateurs reçoivent chacun un exemplaire. Si au bout de six mois cette somme n’est pas atteinte, l’opération est abandonnée et les donateurs sont remboursés de leur investissement.

Il n’y a donc aucune prise de risque de la part des internautes à qui l’on restitue soit le livre achevé, soit leur mise de départ. Plus encore, les généreux donateurs se voient octroyer le statut de coéditeurs et de ce fait, ont leur mot à dire sur les corrections et les choix stylistiques de l’auteur.

Ainsi, c’est une nouvelle vision de l’édition qui se développe et plus largement, un nouveau regard sur l’ensemble du commerce de l’art.

Le dernier né du crowdfunding est une bande dessinée, la première financée par des internautes : Maître Corbaque : Que justice soit (mal) faite !, que les éditions communautaires Sandawe ont publié ce mois-ci (notre actualitté).